SCÈNE PREMIÈRE
FONTANARÈS, MONIPODIO, QUINOLA, POLUS, L'HOTE DU SOLEIL-D'OR, ESTEBAN, GIRONE* MATHIEU MAGIS, DON RAMON, LOTHUNDIAZ, l'Huissier; deux groupes de Peuple.
l'huissier.
«seigneurs, un peu plus de chaleur! il s'agit d'une chaudière on pourrait faire un olla-podrida pour le régiment des gardes oncs.
l'hote.
uatre maravédis.
l'huissier.
ersonne ne dit mot? approchez, voyez, considérez!
MATHIEU MAGIS
ix maravédis.
QUINOLA, à Fontanarès.
•onsieur, on ne fera pas cent écus d'or.
FONTANARÈS.
*chons nous résigner.
* résignation me semble être une quatrième vertu théologale, *e par égard pour les femmes.
m THÉÂTRE.
MONIPODIO.
Tais-toi, la justice est sur tes traces, et tu serais déjà pris, si u ne passais pour être un des miens.
l'huissier.
C'est le dernier lot, messeigneurs. Allons, personne ne dit ^0t? Adjugé pour dix écus d'or, dix maravédis, au seigneur Math^^iieu Magis.
LOTHUNDIAZ, à don Ramon.
Eh bien, voilà comment finit la sublime invention de n»- otre grand homme! Il avait, ma foi, bien raison de nous promettr^^= un fameux spectacle.
COPPOLUS.
Vous pouvez en rire, il ne vous doit rien.
x ESTEBAN.
C'est nous autres, pauvres diables, qui payons ses folies.
LOTHUNDIAZ.
» Rien, maître Coppolusî Et les diamants de ma fille que le valet du grand homme a mis dans la mécanique !
MATHIEU MAGIS
Mais on les a saisis chez moi.
LOTHUNDIAZ. i
Ne sont*ils pas dans les mains de la justice? et j'aimerais mi^w / V voir Quinola, ce damné suborneur de trésors* f
QUINOLA
0 ma jeunesse, quelle leçon tu reçois! Mes antécédents w'oni -l perdu. 1
LOTHUNDIAZ;
Mais, si on lé trouve, son affaire sera bientôt faite* et j'irai i*ad" f mirer donnant la bénédiction avetf ses pieds;
FONTANARÈS. *
Nôtre malheur rend ce bourgeois spirituel;
QUINOLA
Dites donc féroce.
DON RAMON
Moi, je regrette un pareil désastre. Ce jeune artisaii avait par m'écouter, et nous avions la certitude de réaliser les promet ^
oi ; mais il peut dormir sur les deux oreilles : j'irai degràce à la cour en expliquant combien j'ai besoin de lui.
COPPOLUS.
5 la générosité peu commune entre savants.
LOTHUNDIAZ.
3S l'honneur de la Catalogne !
FONTANARÈS, s'avançant.
îquillement supporté le supplice de voir vendre à vil euvre qui devait me mériter un triomphe... (Murmure» chez Mais ceci passe la mesure. Don Ramon, si vous aviez, je s connu, mais soupçonné l'usage de toutes ces pièces tt dispersées, vous les auriez achetées au prix de toute ine.
DON RAM ON
omme, je respecte votre malheur ; mais vous savez bien appareil ne pouvait pas encore marcher, et que mon \ vous était devenue nécessaire.
FONTANARÈS.
la misère a de plus terrible entre toutes âes horreurs4 oriser la calomnie et le triomphe des sots. •
LOTHUNDIAZ.
donc pas honte dans ta position de venir insulter un safait ses preuves? Où en serais-je si je t'avais donné ma ne mènerais, et grand train, à la mendidté, car tu as ;é en pure perte dix mille sequins ! Hein ? le grand d'Es-1 aujourd'hui bien petit.
FONTANARÈS.
î faites pitié.
LOTHUNDIAZ.
>ssible, mais tu ne me fais pas énvie : ta tété eât à la tribunal.
DON RAMON
le 2 ne voyez-vous pas qu'il est fou?
FONTANARÈS.
ore assez, monsieur, pour croire que 0 plus 0 sdit uri
THÉÂTRE