‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 138 sur 325 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FONTANARÈS, MONIPODIO, QUINOLA, POLUS, L'HOTE DU SOLEIL-D'OR, ESTEBAN, GIRONE* MATHIEU MAGIS, DON RAMON, LOTHUNDIAZ, l'Huissier; deux groupes de Peuple.

l'huissier.

«seigneurs, un peu plus de chaleur! il s'agit d'une chaudière on pourrait faire un olla-podrida pour le régiment des gardes oncs.

l'hote.

uatre maravédis.

l'huissier.

ersonne ne dit mot? approchez, voyez, considérez!

MATHIEU MAGIS

ix maravédis.

QUINOLA, à Fontanarès.

•onsieur, on ne fera pas cent écus d'or.

FONTANARÈS.

*chons nous résigner.

* résignation me semble être une quatrième vertu théologale, *e par égard pour les femmes.

m THÉÂTRE.

MONIPODIO.

Tais-toi, la justice est sur tes traces, et tu serais déjà pris, si u ne passais pour être un des miens.

l'huissier.

C'est le dernier lot, messeigneurs. Allons, personne ne dit ^0t? Adjugé pour dix écus d'or, dix maravédis, au seigneur Math^^iieu Magis.

LOTHUNDIAZ, à don Ramon.

Eh bien, voilà comment finit la sublime invention de n»- otre grand homme! Il avait, ma foi, bien raison de nous promettr^^= un fameux spectacle.

COPPOLUS.

Vous pouvez en rire, il ne vous doit rien.

x ESTEBAN.

C'est nous autres, pauvres diables, qui payons ses folies.

LOTHUNDIAZ.

» Rien, maître Coppolusî Et les diamants de ma fille que le valet du grand homme a mis dans la mécanique !

MATHIEU MAGIS

Mais on les a saisis chez moi.

LOTHUNDIAZ. i

Ne sont*ils pas dans les mains de la justice? et j'aimerais mi^w / V voir Quinola, ce damné suborneur de trésors* f

QUINOLA

0 ma jeunesse, quelle leçon tu reçois! Mes antécédents w'oni -l perdu. 1

LOTHUNDIAZ;

Mais, si on lé trouve, son affaire sera bientôt faite* et j'irai i*ad" f mirer donnant la bénédiction avetf ses pieds;

FONTANARÈS. *

Nôtre malheur rend ce bourgeois spirituel;

QUINOLA

Dites donc féroce.

DON RAMON

Moi, je regrette un pareil désastre. Ce jeune artisaii avait par m'écouter, et nous avions la certitude de réaliser les promet ^

oi ; mais il peut dormir sur les deux oreilles : j'irai degràce à la cour en expliquant combien j'ai besoin de lui.

COPPOLUS.

5 la générosité peu commune entre savants.

LOTHUNDIAZ.

3S l'honneur de la Catalogne !

FONTANARÈS, s'avançant.

îquillement supporté le supplice de voir vendre à vil euvre qui devait me mériter un triomphe... (Murmure» chez Mais ceci passe la mesure. Don Ramon, si vous aviez, je s connu, mais soupçonné l'usage de toutes ces pièces tt dispersées, vous les auriez achetées au prix de toute ine.

DON RAM ON

omme, je respecte votre malheur ; mais vous savez bien appareil ne pouvait pas encore marcher, et que mon \ vous était devenue nécessaire.

FONTANARÈS.

la misère a de plus terrible entre toutes âes horreurs4 oriser la calomnie et le triomphe des sots. •

LOTHUNDIAZ.

donc pas honte dans ta position de venir insulter un safait ses preuves? Où en serais-je si je t'avais donné ma ne mènerais, et grand train, à la mendidté, car tu as ;é en pure perte dix mille sequins ! Hein ? le grand d'Es-1 aujourd'hui bien petit.

FONTANARÈS.

î faites pitié.

LOTHUNDIAZ.

>ssible, mais tu ne me fais pas énvie : ta tété eât à la tribunal.

DON RAMON

le 2 ne voyez-vous pas qu'il est fou?

FONTANARÈS.

ore assez, monsieur, pour croire que 0 plus 0 sdit uri

THÉÂTRE

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