‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 140 sur 325 · SCÈNE III Les Mêmes, MARIE, LOTHUNDIAZ · texte numérisé non relu

SCÈNE III Les Mêmes, MARIE, LOTHUNDIAZ

Au moment où les alguazils s'emparent de Fontanarès, Marie paraît, en novi«=r «, accompagnée d'un moine et de deux sœurs.

MARIE , au vice-roi.

Monseigneur, je viens d'apprendre comment, en voulant préserver Fontanarès de la rage de ses ennemis, je l'ai perdu; mais on m'a permis de rendre hommage à la vérité : j'ai remis moi-même à Quinola mes pierreries et mes épargnes. (Mouvement chez Lotnun^ Elles m'appartenaient, mon père, et Dieu veuille que vous n'ayez pas un jour à déplorer votre aveuglement.

QUINOLA, se débarrassant de son manteau.

Ouf! je respire à l'aise!

FONTANARÈS, pliant le genou devant Marie.

Merci, brillant et pur amour par qui je me rattache au ciel p€Z*>ur y puiser l'espérance et la foi ; vous venez de sauver mon honae «jt.

MARIE

N'est-il pas le mien ? la gloire viendra.

FONTANARÈS.

Hélas! mon œuvre est dispersée en cent mains avares qui n& '* rendraient que contre autant d'or qu'elle en a coûté. Je doublerais ma dette et n'arriverais plus à temps. Tout est fini.

FAUST1NE, à Marie.

Sacrifiez-vous, et il est sauvé.

MARIE

Mon père! et vous, comte Sarpi! (a part.) J'en mourrai! (Haut.) Consentez-vous à donner tout ce qu'exige la réussite de l'entreprise faite par le seigneur Fontanarès? à ce prix, je vous obéirai, mon père, (a Faustine.) Je me dévoue, madame!

FAUSTINE

Vous êtes sublime, mon ange, (a pan.) J'en suis enfin ^ livrée !

FONTANARÈS.

Marie! j'aime mieux la lutte et ses périls, j'aime mieux â de vous perdre ainsi.

les donc mieux que la gloire? (au vice-roi.) Monseigneur, rendre à Quinola mes pierreries. Je retourne heureuse : ou à lui, ou à Dieu !

LOTHUNDIAZ.

ic sorcier?

QUINOLA

ne fille me ferait réaimer les femmes.

FAUSTINE , à Sarpi, au vice-roi et à Avaloros.

npterons-nous donc pas?

AVALOROS.

essayer.

SARPI, à Faustine.

(t pas perdu. ( a Lothundiaz.) Emmenez votre fille chez ous obéira bientôt.

LOTHUNDIAZ.

3UÎlle! — Venez, ma fille. (Lothundiaz, Marie et son cortège, Sarpi sortent. )

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