SCÈNE XIX FAUSTINE , DON FRÉGOSE
DON FRÉGOSE, à part.
EUe est odieuse, et je l'aime toujours.
FAUSTINE
te veux me venger, m'aiderez-vous?
DON FRÉGOSE
ûui, nous le perdrons.
FAUSTINE
kh! vous m'aimez quand même, vous!
DON FRÉGOSE
Hélas! après cet éclat, pouvez-vous être marquise de Frégose?
FAUSTINE
Oh! si je le voulais...
DON FRÉGOSE
Je puis disposer de moi; de mes aïeux, jamais.
FAUSTINE
amour qui a des bornes, est-ce l'amour? Adieu, monsei- *°eur : je me vengerai à moi seule.
Chère Faustine!
FAUSTINE
chèref
Xvni. 46
THÉÂTRE
DON FRÉGOSE
Oui, bien chère, et maintenant et toujours! Dès cet instant, il né me reste de don Frégose qu'un pauvre vieillard qui sera malheureusement bien vengé par ce terrible artisan. Ma vie à moi est finie. Ne me renvoyez point ces tableaux que j'ai eu tant de bonheur à vous offrir, (à part.) Elle en aura bientôt besoin. (Haut) llsvou rappelleront un homme de qui vous vous êtes joué, mais qui savait et qui vous pardonnait; car dans son amour il y avait au de la paternité.
FAUSTINE
Si je n'étais pas si furieuse, vraiment, don Frégose, vous m tendririez ; mais il faut savoir choisir ses moments pour nous fi pleurer.
DON FRÉGOSE
Jusqu'au dernier instant, j'aurai tout fait mal à propos, m« mon testament.
FAUSTINE
Eh bien, si je n'aimais pas, mon ami, votre touchant adieu ^ vaudrait et ma main et mon coeur; car, sachez-le, je puis eiM être une noble et digne femme.
Oh! écoutez ce mouvement vers le bien, et n'allez pas, les *: fermés, dans un abîme.
FAUSTINE
Vous voyez bien que je puis toujours être marquise de Frég
( Ello sort en riant.)