‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 155 sur 325 · SCÈNE XIX FAUSTINE , DON FRÉGOSE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX FAUSTINE , DON FRÉGOSE

DON FRÉGOSE, à part.

EUe est odieuse, et je l'aime toujours.

FAUSTINE

te veux me venger, m'aiderez-vous?

DON FRÉGOSE

ûui, nous le perdrons.

FAUSTINE

kh! vous m'aimez quand même, vous!

DON FRÉGOSE

Hélas! après cet éclat, pouvez-vous être marquise de Frégose?

FAUSTINE

Oh! si je le voulais...

DON FRÉGOSE

Je puis disposer de moi; de mes aïeux, jamais.

FAUSTINE

amour qui a des bornes, est-ce l'amour? Adieu, monsei- *°eur : je me vengerai à moi seule.

Chère Faustine!

FAUSTINE

chèref

Xvni. 46

THÉÂTRE

DON FRÉGOSE

Oui, bien chère, et maintenant et toujours! Dès cet instant, il né me reste de don Frégose qu'un pauvre vieillard qui sera malheureusement bien vengé par ce terrible artisan. Ma vie à moi est finie. Ne me renvoyez point ces tableaux que j'ai eu tant de bonheur à vous offrir, (à part.) Elle en aura bientôt besoin. (Haut) llsvou rappelleront un homme de qui vous vous êtes joué, mais qui savait et qui vous pardonnait; car dans son amour il y avait au de la paternité.

FAUSTINE

Si je n'étais pas si furieuse, vraiment, don Frégose, vous m tendririez ; mais il faut savoir choisir ses moments pour nous fi pleurer.

DON FRÉGOSE

Jusqu'au dernier instant, j'aurai tout fait mal à propos, m« mon testament.

FAUSTINE

Eh bien, si je n'aimais pas, mon ami, votre touchant adieu ^ vaudrait et ma main et mon coeur; car, sachez-le, je puis eiM être une noble et digne femme.

Oh! écoutez ce mouvement vers le bien, et n'allez pas, les *: fermés, dans un abîme.

FAUSTINE

Vous voyez bien que je puis toujours être marquise de Frég

( Ello sort en riant.)

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