MADAME DU BROCARD, MADAME ROUSSEAU, ROUSSEAU, JOSEPH, DUPRÉ, JUSTINE
Duprjâ est assis et parcourt son dossier. MADAME ROUSSEAU.
M. Dupré?
Oui, madame; si j'ai quitté un instant votre fils, c'est que voulu vous rassurer moi-même.
MADAME DU BROCARD
Je vous le disais, ma sœur, il était impossible qu'on ne vînt pas bientôt nous apprendre... Ici, chez moi, cour de la Sainte-Chapelle, dans le voisinage du Palais, nous sommes à portée de savoir tout ce qui se passe à la cour d'assises. Mais asseyez-vous donc, monsieur Dupré. (a Justine.) Justine, de l'eau sucrée, — vite..- (a Dupré.) Ah ! monsieur, nos remerciments.
ROUSSEAU
Monsieur, vous avez plaidé... (a sa femme.) 11 a été magnifique!
DUPRÉ
Monsieur...
JOSEPH, pleurant.
Oui, vous avez été magnifique! — Il a été magnifique!
DUPRÉ
Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, c'est cette enfant, cett^ Paméla, qui a montré tant de courage.
PAMÉLA GIRAUD
JOSEPH
moi, donc!
MADAME ROUSSEAU
! U Dupré, montrant Joseph.) La menace qu'il nous a faite, l'auréalisée? *
i. Joseph vous a servis.
JOSEPH
st votre faute!... sans vous... ah!... bien... J'arrive, bien S à tout brouiller; mais de voir tout le monde, le président, rés, la foule, un silence à faire peur!... je tremble un mo- .. pourtant je prends une résolution... On m'interroge, je vas répondre, et puis v'ià que mes yeux rencontrent ceux de maiselle Paméla, tout remplis de larmes... Je sens une barre 3e l'autre côté, je vois M. Jules... un beau garçon, une tête be, mais bien exposée! un air tranquille, il semblait être là iiriosité. Ça me démonte! « N'ayez pas peur, me dit le prét... parlez... » Je n'y étais plus, moi! Cependant, la crainte e compromettre... et puis j'avais juré de dire la vérité; ma oilà monsieur qui fixe sur moi un œil... un œil qui semblait ire... Je ne peux pas vous dire... ma langue s'entortille... il rend une sueur, mon cœur se gonfle, et je me mets à pleurer le un imbécile. — Vous avez été magnifique !... — Alors, c'était oyez-vous... il m'avait retourné complètement..', voilà que je gel... Je dis que, le % au soir, à une heure indue, j'ai sur- A. Jules chez Paméla... Paméla, que je devais épouser, que s encore... de sorte que, si je l'épouse, on dira dans le quarvoilà... Ça m'est égal! grand avocat! ça m'est égal! (a Justine.) îz-moi de l'eau sucrée !
5EAU, MADAME ROUSSEAU et MADAME DU BROCARD, à Joseph.
a ami!... brave garçon!
DUPRÉ
oergie de Paméla me donne bon espoir... Un moment j'ai dé pendant sa déposition; le procureur général la pressait lent et refusait de croire à la vérité de son témoignage; elle a j'ai cru qu'elle allait s'évanouir.
Et moi, donc!
DUPRÉ
Son dévouement a été complet... Vous ignorez tout ce qu'elle u fait pour vous; moi-même, elle m'a trompé... elle s'est accusé elle était innocente. Oh! j'ai tout deviné. Un seul instant elle a faibli; mais un regard rapide jeté sur Jules, un feu subit rempl ^içant la pâleur qui couvrait son visage, nous a fait deviner qu'el le le sauvait; malgré le danger dont on la menaçait, une fois encono, à la face de tous, elle a renouvelé son aveu, et elle est retombOe en pleurant dans les bras de sa mère.
JOSEPH
Oh! bon cœur, va!
DUPRÉ
Mais je vous laisse; l'audience doit être reprise pour le résutiu* du président.
ROUSSEAU
Partons!
DUPRÉ
Un moment! pensez à Paméla, cette jeune fille qui vient ilv compromettre son honneur pour vous! pour lui!
JOSEPH
Quant à moi, je ne demande rien... ah Dieu! mais enfin» cm m a promis quelque chose...
MADAME DU BROCARD et MADAME ROUSSEAU.
Ah! rien ne peut nous acquitter.
Très-bien!... Venez, messieurs, venez!