‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 192 sur 325 · SCÈNE II PAMÉLA, DUPRÉ, JULES · texte numérisé non relu

SCÈNE II PAMÉLA, DUPRÉ, JULES

JULES, aux domestiques.

Laissez-moi, vous dis-je!... il faut que je lui parle. ( Apercevant p**.) Ah! monsieur!... Paméla, qu' est-elle devenue?... est-elle re, sauvée?...

PAMÉLA, qui s'est arrêtée à la porte.

fuies!...

JULES

^iel ! ici, mademoiselle?...

DUPRÉ

Et vous, monsieur, je vous croyais à Bruxelles?...

JULES

Oui, ils m'avaient fait partir malgré moi, et je m'étais soumis!... âvé dans l'obéissance, je tremble devant ma famille!... mais importais mes souvenirs avec moi!... Il y a six mois, monsieur, ant de la connaître..., je risquais ma vie pour obtenir mademoi- He de Verby, afin de contenter leur ambition, si vous le voulez issi, pour satisfaire ma vanité; j'espérais un jour être gentil- >mme, moi, ûls d'un négociant enrichi !... Je la rencontrai et je ûmai!... le reste, vous le savez!... ce qui n'était qu'un senti- ^nt est devenu un devoir, et, quand chaque heure m'éloignait elle, j'ai senti que mon obéissance était une lâcheté ; quand ils 'ont cru bien loin, je suis revenu!... Elle avait été arrêtée, vous *viez dit!... et moi, je serais parti (a tous deux.) sans vous Voir, vous, mon sauveur, qui serez le sien!...

DUPRÉ, les regardant.

Bien!... très-bien!... c'est d'un honnête homme, cela!... Enfin, * voilà un !

320 THÉÂTRE

PAMÉLA, à part, essuyant ses larmes.

Merci, mon Dieu !

DUPRÉ

Qu'espérez-vous? que voulez-vous?

JULES

Ce que je veux?... m'attacher à son sort... me perdre avec ^llc, s'il le faut... et, si Dieu nous protège, lui dire : « Paméla, veux-tu être à moi? »

DUPRÉ

Àh! diable! diable! il n'y a qu'une petite difficulté... c'est <iue je l'épouse!...

JULES, très-surpris.

Vous?

DUPRÉ

Oui, moi!... (Paméla baisse les yeux.) Je n'ai pas de famille qui s'y oppose.

JULES

Je fléchirai la mienne.

DUPRÉ

On vous fera partir pour Bruxelles.

JULES

Je cours trouver ma mère!... j'aurai, du courage!... duss^-Jc perdre les bonnes grâces de mon père..., dût matante me pri^cr de son héritage, je résisterai!... autrement, je serais sans dignitc* sans âme... Mais, alors, aurais-je l'espoir...?

DUPRÉ

C'est à moi que vous le demandez?...

JULES

Paméla, répondez, je vous en supplie...

PAMÉLA, A Dupré.

Vous avez ma parole, monsieur.

PAMÉLA GIRAUD

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