‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 195 sur 325 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DUPRÉ, MADAME DU BROCARD

Elle entre encapuchonnée dans un voilo noir qu'elle enlevé avec précaution MADAME DU BROCARD.

Voilà plusieurs fois que je me présente chez vous sans avoir 1'' bonheur de vous y rencontrer... Nous sommes bien seuls?

DUPRÉ, souriant.

Tout à fait seuls.

PAMÉLA GIRAUD

MADAME DU BROCARD

ELfc bien, monsieur..., cette cruelle affaire recommence donc?

;VÏ al heureusement!

MADAME DU BROCARD

audit jeune homme!... si je ne l'avais pas fait élever, je le déshériterais!... Je n'existe pas, monsieur. Moi, dont la conduite, les principes m'ont valu l'estime générale, me voyez-vous mêlée encore dans tout ceci? seulement, cette fois, pour ma démarche auprès de ces Giraud, je puis me trouver inquiétée!...

DUPRÉ

J g le crois!... c'est vous qui avez séduit, entraîné Paméla!

MADAME DU BROCARD

Tenez, monsieur, on a bien tort de se lier avec de certaines gen>s!... un bonapartiste... un homme de mauvaise conscience!...

Vin. sans Cœur! (Verby, qui écoutait, se cache de nouveau et fait un geste de colère.)

DUPRÉ

Vous paraissiez tant l'estimer !

MADAME DU BROCARD

Sa famille est considérée!... ce brillant mariage!... mon neveu Po m^ir qui je rêvais un avenir éclatant...

DUPRÉ

^Vtous oubliez son affection pour vous, son désintéressement.

MADAME DU BROCARD

Son affection!... son désintéressement!... Le général n'a plus lfe sou, et je lui avais promis cent mille francs, une fois le contrat

DUPRÉ tousse fortement, en se retournant du côté de Verby.

Hum! hum!

Je viens donc en secret et en confiance, malgré ce M. de Verby, *l v*i prétend que vous êtes un homme incapable... qui m'a dit de ^^us un mal affreux, je viens vous prier de me tirer de là... Je ^^us donnerai de l'argent... ce que vous voudrez.

DUPRÉ

Avant tout, ce que je veux, c'est que vous promettiez à votre

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neveu, pour épouser qui bon lui semblera, la dot que vous im^ii faisiez pour épouser mademoiselle de Verby.

MADAME DU BROCARD

Permettez!... qui bon lui semblera...

DUPRÉ

Décidez-vous!

MADAME DU BROCARD

Mais il faut que je sache...

DUPRÉ

Alors, mêlez-vous de vos affaires toute seule !

MADAME DU BROCARD

C'est abuser de ma situation!... Ah! mon Dieu! quelqu'un vit?nt.

DUPRÉ, regardant au fond.

C'est quelqu'un de votre famille.

MADAME DU BROCARD, rogardant avec précaution.

M. Rousseau! mon beau-frère!... Que vient-il faire? il m'avait juré de tenir bon!

DUPRÉ

Et vous aussi !... Vous jurez beaucoup dans votre famille, et vous ne tenez guère.

MADAME DU BROCARD

Si je pouvais entendre! (Rousseau paraît avec sa fomme ; madani*3 Ju Brocard se jette derrière le rideau à gauche. )

DUPRÉ, la regardant.

Très-bien!... si ceux-là veulent se cacher, je ne sais plus oC» l^ se mettront !

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