SCÈNE V
DUPRÉ, MADAME DU BROCARD
Elle entre encapuchonnée dans un voilo noir qu'elle enlevé avec précaution MADAME DU BROCARD.
Voilà plusieurs fois que je me présente chez vous sans avoir 1'' bonheur de vous y rencontrer... Nous sommes bien seuls?
DUPRÉ, souriant.
Tout à fait seuls.
PAMÉLA GIRAUD
MADAME DU BROCARD
ELfc bien, monsieur..., cette cruelle affaire recommence donc?
;VÏ al heureusement!
MADAME DU BROCARD
audit jeune homme!... si je ne l'avais pas fait élever, je le déshériterais!... Je n'existe pas, monsieur. Moi, dont la conduite, les principes m'ont valu l'estime générale, me voyez-vous mêlée encore dans tout ceci? seulement, cette fois, pour ma démarche auprès de ces Giraud, je puis me trouver inquiétée!...
DUPRÉ
J g le crois!... c'est vous qui avez séduit, entraîné Paméla!
MADAME DU BROCARD
Tenez, monsieur, on a bien tort de se lier avec de certaines gen>s!... un bonapartiste... un homme de mauvaise conscience!...
Vin. sans Cœur! (Verby, qui écoutait, se cache de nouveau et fait un geste de colère.)
DUPRÉ
Vous paraissiez tant l'estimer !
MADAME DU BROCARD
Sa famille est considérée!... ce brillant mariage!... mon neveu Po m^ir qui je rêvais un avenir éclatant...
DUPRÉ
^Vtous oubliez son affection pour vous, son désintéressement.
MADAME DU BROCARD
Son affection!... son désintéressement!... Le général n'a plus lfe sou, et je lui avais promis cent mille francs, une fois le contrat
DUPRÉ tousse fortement, en se retournant du côté de Verby.
Hum! hum!
Je viens donc en secret et en confiance, malgré ce M. de Verby, *l v*i prétend que vous êtes un homme incapable... qui m'a dit de ^^us un mal affreux, je viens vous prier de me tirer de là... Je ^^us donnerai de l'argent... ce que vous voudrez.
DUPRÉ
Avant tout, ce que je veux, c'est que vous promettiez à votre
386 THÉATRp.
neveu, pour épouser qui bon lui semblera, la dot que vous im^ii faisiez pour épouser mademoiselle de Verby.
MADAME DU BROCARD
Permettez!... qui bon lui semblera...
DUPRÉ
Décidez-vous!
MADAME DU BROCARD
Mais il faut que je sache...
DUPRÉ
Alors, mêlez-vous de vos affaires toute seule !
MADAME DU BROCARD
C'est abuser de ma situation!... Ah! mon Dieu! quelqu'un vit?nt.
DUPRÉ, regardant au fond.
C'est quelqu'un de votre famille.
MADAME DU BROCARD, rogardant avec précaution.
M. Rousseau! mon beau-frère!... Que vient-il faire? il m'avait juré de tenir bon!
DUPRÉ
Et vous aussi !... Vous jurez beaucoup dans votre famille, et vous ne tenez guère.
MADAME DU BROCARD
Si je pouvais entendre! (Rousseau paraît avec sa fomme ; madani*3 Ju Brocard se jette derrière le rideau à gauche. )
DUPRÉ, la regardant.
Très-bien!... si ceux-là veulent se cacher, je ne sais plus oC» l^ se mettront !