‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 255 sur 325 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, RAMEL, LE JUGE D'INSTRUCTION, LE GREFFIER, UN MÉDECIN, UN BRIGADIER, MARGUERITE^

MARGUERITE

Monsieur Ver non, les magistrats sont là... Monsieur Ferdinan(Ea»

retireZ-VOUS! (Ferdinand sort par la gauche.)

RAMEL

Veillez, brigadier, à ce que toutes les issues de cette mais^a^ soient observées, eUenez-vous à nos ordres... — Docteur, pouvocr^ nous rester ici quelques instants sans danger pour la malade?

Elle dort, monsieur, et c'est du dernier sommeil.

MARGUERITE

Voici la tasse où se trouvent les restes de l'infusion, et qui contient de l'arsenic ; je m'en suis aperçue au moment où j'allais la prendre.

LE MÉDECIN, examinant la tasse et goûtant le reste.

11 est évident qu'il y a une substance vénéneuse.

LE JUGE

VOUS eil ferez l'analySC. (Il aperçoit Marguerite ramassant un petit papier

a terre.) Quel est ce papier?

MARGUERITE

Oh! ce n'est rien.

RAMEL

Rien n est insignifiant en des cas pareils pour des magistrats!... Ah! ah! messieurs, plus tard, nous aurons à examiner ceci. Pour- , rions-nous éloigner M. de Grandchamp?

VERNON

11 est au presbytère; mais il n'y restera pas longtemps.

LE JUGE, au médecin.

Voyez, monsieur!... (Les deux médecins causent au chevet du lit.) RAMEL, au juge.

Si le général revient, nous agirons avec lui selon les circ0tt"

LA MARATRE

râJlCeS. (Marguerite' pleure, agenouillée au pied du lit. Les deux médecins, le go et Ramel se groupent sur le devant du théâtre.)

RAM EL, au médecin.

Ainsi, monsieur, votre avis est que la maladie de mademoiselle e Grandchamp, que nous avons vue avant-hier pleine de santé, e bonheur même, est l'effet d'un crime?

Page 1