‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 259 sur 325 · RNON, GERTRUDE, RAMEL, LE JUGE, LE GREFFIER · texte numérisé non relu

RNON, GERTRUDE, RAMEL, LE JUGE, LE GREFFIER

Je doute de moi, je rêve... je suis...

RAME L

Vous êtes perdue, madame.

GERTRUDE

Oui, monsieur!... mais par qui?

LE JUGE, au greffier.

^Écrivez que, madame de Grandchamp nous ayant ouvert elleime le secrétaire de sa chambre à coucher et nous ayant ellehme présenté le paquet cacheté par le sieur Baudrillon, ce cjuet, intact avant-hier, s'est trouvé décacheté... et qu'il y a été Ls une dose plus que suffisante pour donner la mort.

GERTRUDE

l^a mort!... moi?

LE JUGE

Madame, ce n'est pas sans raisons que j'ai saisi dans votre secréixe ce papier déchiré. Nous avons saisi chez mademoiselle de ^ndchamp ce fragment qui s'y adapte parfaitement et qui prouve ^arrivée à votre secrétaire, vous avez, dans le trouble où le crime »^te tous les criminels, pris ce papier pour envelopper la dose que Os deviez mêler à l'infusion.

GERTRUDE

\ous avez dit que vous étiez mon protecteur! eh bien, cela, >ez-vous...

454 # THÉÂTRE

LE JUGE

Attendez, madame! devant de telles présomptions, je suis obligé de convertir le mandat d'amener, décerné contre vous, en un mandat de dépôt, (n signe.) Maintenant, madame, vous êtes en état d'arrestation.

GERTRUDE

Eh bien, tout ce que vous voudrez!... Mais votre mission, avez-vous dit, est de chercher la vérité... cherchons-la... oh! cherchons-la.

LE JUGE

Oui, madame.

GERTRUDE, à Ramel en pleurant.

Oh! monsieur! monsieur!...

RAMEL

Avez-vous quelque chose à dire pour votre défense qui puisse nous faire revenir sur cette terrible mesure?

GERTRUDE

Messieurs, je suis innocente du crime d'empoisonnement, et tout est contre moi ! Je vous en supplie, au lieu de me torturer, aidezmoi!... Tenez, on doit m'avoir pris ma clef, voyez-vous! on doit être venu dans ma chambre... Ah! je comprends... (a RameU Pauline aimait comme j'aime : elle s'est empoisonnée.

RAMEL

Pour votre honneur, ne dites pas cela sans des preuves convaincantes; autrement...

LE JUGE

Madame, est-il vrai qu'hier, sachant que le docteur Vernon devait dîner chez vous, vous Payez envoyé...

GERTRUDE

Oh! vous, vos questions sont autant de coups de poignard pour mon cœur! Et vous allez, vous allez toujours.

LE JUGE

L'avez-vous envoyé soigner un ouvrier au Pré-PÉvêque?

GERTRUDE

Oui, monsieur.

LE JUGE

Cet ouvrier, madame, était au cabaret et très-bien portant.

LA MARATRE

GERTRUD E.

Champagne avait dit qu'il était malade.

LE JUGE

Champagne, que nous avons interrogé, dément cette assertion, et n'a point parlé de maladie. Vous vouliez écarter les secours.

GERTRUDE, à part.

Oh! Pauline! c'est elle qui m'a fait renvoyer Vernon!... 0 Pauline ! tu m'entraînes avec toi dans la tombe, et j'y descendrais criminelle? Oh! non! non! non! (a Ramei.) Monsieur, je n'ai plus qu'une ressource, (a vernon.) Pauline existe-t-elle encore?

VERNON, désignant le général.

Voici ma réponse!

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