‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 261 sur 325 · SCÈNE XI Les Mêmes, PAULINE, appuyée sur FERDINAND · texte numérisé non relu

SCÈNE XI Les Mêmes, PAULINE, appuyée sur FERDINAND

PAULINE

On m'a tout dit! Cette femme est innocente du crime dont est accusée. La religion m'a fait comprendre qu'on ne peut pa* trouver le pardon là-haut en ne le laissant pas ici-bas. J'ai pris a madame la clef de son secrétaire, je suis allée chercher moi-mêi*1^

le poison, j'ai déchiré moi-même cette feuille de papier pour l'envelopper, car j'ai voulu mourir.

GERTRUDE

Oh! Pauline! prends ma vie, prends tout ce que j'aime... Oh ! docteur, sauvez-la !

LE JUGE

Mademoiselle, est-ce la vérité ?

PAULINE

La vérité?... les mourants la disent...

LE JUGE

Nous ne saurons décidément rien de cette affaire-là.

PAULINE, à Oertrude.

Savez-vous pourquoi je viens vous retirer de l'abîme où vous Les? c'est que Ferdinand vient de me dire un mot qui m'a fait >rtir de mon cercueil. Il a tellement horreur d'être avec vous dans * vie, qu'il me suit, moi, dans la tombe, où nous reposerons en- ^mble, mariés par la mort.

GERTRUDE

Ferdinand?... Ah ! mon Dieu ! à quel prix suis-je sauvée !

LE GÉNÉRAL

Mais, malheureuse enfant, pourquoi meurs-tu? ne suis-je pas, i— je cessé un seul instant d'être un bon père ? On dit que c'est loi qui suis coupable !...

Oui, général. Et c'est moi seul qui peux vous donner le mot de énigme, et qui vous expliquerai comment vous êtes coupable.

LE GÉNÉRAL

Vous, Ferdinand, vous à qui j'offrais ma fille, et qui l'aimez...

FERDINAND

Je m'appelle Ferdinand, comte de Marcandal, fils du général t wcandal. . . Comprenez-vous ?

LE GÉNÉRAL

Ah ! fils de traître, tu ne pouvais apporter sous mon toit que mort trahison!... Défends-toi!

FERDINAND

Vous battrez-vous, général, contre un mort? (n tombe.)

THÉÂTRE

GERTRUDE s'élance vers Ferdinand en jetant an cri. Oh ! (Bile recule devant le général, qui s'avance vers sa fille, puis elle tire un

ûacon qu'elle jette aussitôt.) Oh ! non, je me condamne à vivre pour ce

pauvre Vieillard! (Le général s'agenouille près de sa fille morte.) DoCteUT^

que fait-il?... perdrait-il la raison?...

LE GÉNÉRAL, bégayant comme un homme qui ne peut trouver les mot*.

Je... je... je...

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