‹ Œuvres complètes. Éd définitive (volume 3)Chapitre 89 sur 325 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MARIE, FONTANARÈS, MONIPODIO, allant et venant au ^=

MARIE

Est-ce bien lui?

FONTANARÈS.

Oui, Marie, et j'ai réussi, nous serons heureux.

MARIE

Ah ! si vous saviez combien j'ai prié pour votre succès !

FONTANARÈS.

J'ai des millions de choses à vous dire; mais il en est une je devrais vous dire un million de fois pour tout le temps de absence.

MARIE

ous me parlez ainsi, je croirai que vous ne savez pas quel m attachement : il se nourrit bien moins de flatteries que t ce qui vous intéresse.

FONTANARÈS.

ui# m'intéresse, Marie, est d'apprendre, avant de m'engager ne affaire capitale, si vous aurez le courage de résister à >ère, qui, dit-on, veut vous marier.

MARIE

i donc changé?

er, pour nous autres hommes, c'est craindre ! Vous êtes si je suis si pauvre! On ne vous tourmentait point en me it perdu, mais nous allons avoir le monde entre nous. Vous ion étoile, brillante et loin de moi. Si je ne savais pas vous r à moi au bout de ma lutte, oh! malgré le triomphe, je ais de douleur.

MARIE

5 ne me connaissez donc pas? Seule, presque recluse en ibsence, le sentiment si pur qui m'unit à vous depuis l'ena grandi comme... ta destinée! Quand ces yeux qui te reavec tant de bonheur seront à jamais fermés;. quand ce qui ne bat que pour Dieu, pour mon père et pour toi, sera hé, je crois qu'il restera toujours de moi sur terre une àme dmera encore ! poutes-tu maintenant de ma constance ?

FONTANARÈS.

h avoir entendu de telles paroles, quel martyre n'endurerait- \\

Page 1