LE PATRIOTISME DE CLARICE. Î
— Madame, j'avancerai tout ce qu'il Vous plaira... Cependant... 'osais me permettre...
— Cest bien; je vous attends, mon cher Brofî.
roiï fronça le sourcil et sortit en secouant la tête. Il n'était pas s du salon que Clarice se prit à rire comme une folle.
— Avez-vous jamais avisé, mon cher comte, face d'intendant >se plus déconfite?... Ah I ah! ah I ce pauvre Aroffi... il ne peut ) pardonner d'avoir num§k tnm cenir paysans à son maître puis un mo».*» Ab! ah l ah I un million tout au plus.
— Trois cents paysans?...
— Pas an de moins... Le comte Daborowski, entiché de son autoate, les destinait à grossir les bataillons que doit nous envoyer icolas... Ah! ah! ahl... Ce que voyant, cher comte, je me suis évouée... non comme cette jeune Polonaise dont on célèbre la Me vertu, en me ruinant... J'ai préféré ruiner l'ennemi... Je rois que ce mo^en en vaut bien un autre... Ah! ah! ah! ce pauvre aborowski est le troisième que j'enlève au czar depuis six mois... «ne lui laisse absolument que le secours de leur vaillante épée. ^bien, que pensez-vous de moi, maintenant? Plaisanterez-vons core?
A Dieu ne plaise, bel ange! je suis confondu. Vous méritez ' couronne civique, charmante Clarice... Mais y songez-vous? en l<iues mois... tant de millions!
\ous oubliez que ces millions circulent tous dans Paris, que je t si pas conservé un seul napoléon.
— Je vous crois sans peine... du train dont vous allez.
— Bah!... je suis Française, mon pays avant tout! patriotisme !
Mai 1831.
LE DOME DES INVALIDES