‹ Œuvres complètes. Éd définitiveChapitre 85 sur 88 · I" — LA QUESTION POSÉE · texte numérisé non relu

I" — LA QUESTION POSÉE

L'absorption de cinq substances, découvertes depuis environ deux siècles et introduites dans Téconomie humaine, a pris depuis quelques années des développements si excessifs, que les sociétés modernes peuvent s'en trouver modifiées d'une manière inappréciable.

Ces cinq substances sont :

1*» L'eau-de-vie ou alcool, base de toutes les liqueurs, dont l'apparition date des dernières années du règne de Louis XIV, et qui furent inventées pour réchauffer les glaces de sa vieillesse.

2° Le sucre. Cette substance n'a envahi l'alimentation populaire que récemment, alors que l'industrie française a su la fabriquer en grandes quantités et la remettre à son ancien prix, lequel diminuera certes encore, malgré le fisc, qui la guette pour l'imposer

3^ Le thé, connu depuis une cinquantaine d'années.

Le café. Quoique anciennement découvert par les Arabes» l'Europe ne fit un grand usage de cet excitant que vers lé milieu du xviii* siècle.

5*» Le tabac, dont l'usage par la combustion n'est devenu général et excessif que depuis la paix en France.

Examinons d'abord la question, en nous plaçant au point de vue le plus élevé.

ESSAIS ANALYTIQUES

Une portion quelconque de la force humaine est appliquée à la satisfaction d'un besoin; il en résulte cette sensation, variable selon les tempéraments et selon les climats, que nous appelons plaisir. Nos organes sont les ministres de nos plaisirs. Presque tous ont une destination double : ils appréhendent des substances, nous les incorporent, puis les restituent, en tout ou en partie, sous une forme quelconque, au réservoir commun, la terre, ou à Tatmosphere, l'arsenal dans lequel toutes les créatures puisent leurs forces néocréalives. Ce peu de mots comprend la chimie de la vie humaine.

Les savants ne mordront point sur cette formule. Vous ne trouverez pas un sens» et par sens il faut entendre tout son appareil, qui n'obéisse à cette charte, en quelque région qu'il fasse ses évolutions. Tout excès se base sur un plaisir que l'homme veut répéter au delà des lois ordinaires promulguées par la nature. Moins la force humaine est occupée, plus elle tend à l'excès; la pensée l'y porte irrésistiblement.

Pour l'homme social, vivre, c'est se dépenser plus ou moins vite.

11 suit de là que, plus les sociétés sont civiHsées et tranquilles, plus elles s'engagent dans la voie des excès. L'état de paix est un état funeste à certains individus. Peut-être est-ce là ce qui a fait dire à Napoléon : « La guerre est un état naturel. »

Pour absorber, résorber, décomposer, s'assimiler, rendre ou recréer quelque substance que ce soit, opérations qui constituent le mécanisme de tout plaisir sans exception, l'homme envoie sa force ou une partie de sa force dans celui ou ceux des organes qui sont les ministres du plaisir affectionné.

La nature veut que tous les organes participent à la vie dans des proportions égales; tandis que la société développe chez les hommes une sorte de soif pour tel ou tel plaisir dont la satisfaction porte dans tel ou tel organe plus de force qu'il ne lui en est dû,

et souvent toute la force, les affluents qui l'entretiennent désertent les organes sevrés en quantités équivalentes à celles que prennent les organes gourmands. De là les maladies, et, en définitive» Tabréviation de la vie. Cette théorie est effrayante de certitude, comme toutes celles qui sont établies sur les faits, au lieu d'être promulguée à priori. Appelez la vie au cerv^eau par des travaux intellectuels constants, la force s'y déploie, elle en élargit les délicates membranes, elle en enrichit la pulpe; mais elle aura si bien déserté Tentre-sol, que l'homme de génie y rencontrera la maladie décemment nommée frigidité par la médecine. Au rebours, passez-vous votre vie au pied des divans sur lesquels il y a des femmes infiniment charmantes, étes-vous intrépidement amoureux, vous devenez un vrai cordelier sans froc. L'intelligence est incapable de fonctionner dans les hautes sphères de la conception. La vraie force est entre ces deux excès. Quand on mène de front la vie intellectuelle et la vie amoureuse, rhomuie de génie meurt comme sont morts Raphaël et lord Byron. Chaste, on meurt par excès de travail, aussi bien» que par la débauche; mais ce genre de mort est extrêmement rare. L'excès du tabac, l'excès du café, l'excès de l'opium et de Feau-de-vie, produisent des désordres graves, et conduisent à une mort précoce. L'organe, sans cesse irrité, sans cesse nourri, s'hypertrophie : il prend un volume anormal, souffre, et vicie la machine, qui succombe.

Chacun est maître de soi, suivant la loi moderne; mais, si les éligibles et les prolétaires qui lisent ces pages croient ne faire du mal qu'à eux en fumant comme des remorqueurs ou buvant comme des Alexandre, ils se trompent étrangement; ils adultèrent la race, abâtardissent la génération, d'où la ruine des pays. Une génération n'a pas le droit d'en amoindrir une autre.

L'alimentation est la génération.

Faites graver cet axiome en lettres d or dans vos salles à manger. Il est étrange que Brillât-Savarin, après avoir aemandé à la science

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d'augmenter la nomenclature des sens, du sens génésique, ait oublié de remarquer la liaison qui existe entre les produits de l'homme et les substances qui peuvent changer les conditions de sa vitalité. Avec quel plaisir n'aurais-je pas lu chez lui cet autre axiome :

La marée donne les filles, la boucherie fait les garçons; le boulanger est le père de la pensée.

Les destinées d'un peuple dépendent et de sa nourriture et de son régime. Les céréales ont créé les peuples artistes. L'eau-de-\ie a tué les races indiennes. J'appelle la Russie une autocratie souteime par Talcool. Qui sait si Tabus du chocolat n'est pas entré pour quelque chose dans l'avilissement de la nation espagnole, qui, au moment de la découverte du chocolat, allait recommencer rempire romain? Le tabac a déjà fait-justice des Turcs, des Hollandais, et menace TAUemagne. Aucun de nos hommes d'État, qui sont généralement plus occupés d'eux-mêmes que de la chose publique, à moins qu'on ne regarde leurs vanités, leurs maîtresses et leurs capitaux comme des choses publiques, ne sait où va la France par ses excès de tabac, par l'emploi du sucre, de la pomme de terre substituée au blé, de Teau-de-vie, etc.

Voyez quelle différence dans la coloration, dans le galbe des grands hommes actuels et de ceux des siècles passés, lesquels résument toujours les générations et les mœurs de leur époque 1 Combien voyons-nous avorter aujourd'hui de talents en tout genre, lassés après une première œuvre maladive? Nos pères sont les auteurs des volontés mesquines du temps actuel.

Voici le résultat d'une expérience faite à Londres, dont la vérité m'a été garantie par deux personnes dignes de foi, un savant et un homme politique, et qui domine les questions que nous allons traiter.

Le gouvernement anglais a permis de disposer de la vie de trois condamnés à mort, auxquels ou a donné l'option ou d'être pendus suivant la formule usitée dans ce pays, ou de vivre exclusivement,

l'un de thé, l'autre de café, l'autre de chocolat, sans y joindre aucun autre aliment de quelque nature que ce fût, ni de boire d'autres liquides. Les drôles ont accepté. Peut-être tout condamné en eût-il fait autant. Gomme chaque aliment offrait plus ou moins de chances, ils ont tiré le choix au sort.

L'homme qui a vécu de chocolat est mort après huit mois.

L'homme qui a vécu de café a duré deux ans.

L'homme qui a vécu de thé n'a succombé qu'après trois ans.

Je soupçonne la Compagnie des Indes d'avoir sollicité l'expérience dans Fintérêt de son commerce.

L'homme au chocolat est mort dans un effroyable état de pourriture, dévoré par les vers. Ses membres sont tombés un à un, comme ceux de la monarchie espagnole.

L'homme au café est mort brûlé, comme si le feu de Gomorrbe Teût calciné. On aurait pu en faire de la chaux. On Ta proposé, mais l'expérience a paru contraire à l'immortalité de l'àme.

L'homme au thé est devenu maigre et quasi diaphane, il est mort de consomption, à Tétat de lanterne; on voyait clair à travers son corps; un philanthrope a pu lire le Times, une lumière ayant été placée derrière le corps. La décence anglaise n'a pas permis un essai plus original.

Je ne puis m'empêcher de faire observer combien il est philanthropique d'utiliser le condamné à mort au lieu de le guillotiner brutalement. On emploie déjà Tadipocire des amphithéâtres à faire de la bougie, nous ne devons pas nous arrêter en si beau chemin. Que les condamnés soient donc livrés aux savants au lieu d'être livrés au bourreau.

Une autre expérience a été faite en France relativement au sucre.

M. Magendie a nourri des chiens exclusivement de sucre; les affreux résultats de son expérience ont été publiés, ainsi que le genre de mort de ces intéressants amis de l'homme, dont ils partagent les vices (les chiens sont joueurs); mais ces résultats ne prouvent encore rien par rapport à nous.

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§ II — DE l'eau-de-vie

Le raisin a révélé le premier les lois de la fermentation, nouvelle action qui s'opère entre ses éléments par l'influence atmosphérique, et d'où provient une combinaison contenant ralcool obtenu par la distillation, et que, depuis, la chimie a trouvé dans beaucoup de produits botaniques. Le vin, le produit immédiat, est le plus ancien des excitants : à tout seigneur, tout honneur, il passera le premier. D'ailleurs, son esprit est celui de tous aujourd'hui qui tue le plus de monde. On s'est effrayé du choléra. L'eaude-vie est un bien autre fléau !

Quel est le flâneur qui n'a pas observé aux environs de la grande halle , à Paris, cette tapisserie humaine que forment, entre deux et cinq heures du matin, les habitués mâles et femelles des distillateurs, dont les ignobles boutiques sont bien loin des palais construits à Londres pour les consommateurs qui viennent s'y consumer, mais où les résultats sont les mêmes? Tapisserie est le mot. Les haillons et les visages sont si bien en harmonie, que vous ne savez où finit le haillon, où commence la chair, où est le bonnet, où se dresse le nez; la figure est souvent plus sale que le lambeau de linge que vous apercevez en analysant ces monstrueux personnages rabougris, creusés, étiolés, blanchis, bleuis, tordus par Teau-de-vie. Nous devons à ces hommes ce frai ignoble qui dépérit ou qui produit l'effroyable gamin de Paris. De ces comptoirs procèdent ces êtres chétifs qui composent la population ouvrière. La plupart des filles de Paris sont décimées par l'abus des liqueurs fortes.

Comme observateur, il était indigne de moi d'ignorer les effets de l'ivresse. Je devais étudier les jouissances qui séduisent le peuple, et qui ont séduit, disons-le, Byron après Sheridan, t tutti quanti, La chose était difficile. En qualité de buveur d'eau, préparé peut-être à cet assaut par ma longue habitude du café, le vin n'a pas la moindre prise sur moi , quelque quantité que ma capacité gastrique me permette d'absorber. Je suis un coûteux convive. Ce fait, connu d'un de mes amis, lui inspira le désir de vaincre cette virginité. Je n'avais jamais fumé. Sa future victoire fut assise

sur ces autres prémices h offrir dits ignotis. Donc, par un jour d'Italiens, en l'an 1822, mon ami me défla, dans l'espoir de me faire oublier la musique de Rossini , la Cinti, Levasseur, Bordogni, la Pasta, sur un divan qu'il lorgna dès le dessert, et où ce fut lui qui se coucha. Dix-sept bouteilles vides assistaient à sa défaite. Comme il m'avait obligé de fumer deux cigares, le tabac eut une action dont je m'aperçus en descendant l'escalier. Je trouvai les marches composées d'une matière molle; mais je montai glorieusement en voiture, assez raisonnablement droit, grave, et peu disposé à parler. Là, je crus être dans une fournais3 , je baissai une glace, l'air acheva de me taper, expression teclmique des ivrognes. Je trouvais un vague étonnant dans la nature. Les marches de Tescalier des Bouffons me parurent encore plus molles que les autres; mais je pris sans aucune mésaventure ma place au balcon. Je n'aurais pas alors osé affirmer que je fusse à Paris, au milieu d'une éblouissante société dont je ne distinguais encore ni les toilettes ni les figures. Mon âme était grise. Ce que j'entendais de Touverture de la Gazza équivalait aux sons fantastiques qui, des cieux, tombent dans l'oreille d'une femme en extase. Les phrases musicales me parvenaient à travers des nuages brillants, dépouillés de tout ce que les hommes mettent d'imparfait dans leurs œuvres, pleines de ce que le sentiment de l'artiste y imprime de divin. L'orchestre m'apparaissait comme un vaste instrument où il se faisait un travail quelconque dont je ne pouvais saisir ni le mouvement ni le mécanisme, n'y voyant que fort confusément les manches de basses, les archets remuants, les courbes d*or des trombones, les clarinettes, les lumières, mais point d'iiommes. Seulement une ou deux têtes poudrées, immobiles, et deux figures enflées, toutes grimaçantes, qui m'inquiétaient. Je sommeillais à demi.

— Ce monsieur sent le vin, dit à voix basse une dame dont le chapeau effleurait souvent ma joue, et que, à mon insu, ma joue allait effleurer.

J'avoue que je fus piqué.

— Non, madame, répondis-je, je sens la musique.

Je sortis, me tenant remarquablement droit, mais calme et froid comme un homme qui, n'étant pas apprécié, se retire en donnant

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à SCS critiques la crainte d'avoir molesté quelque génie supérieur. Pour prouver à cette dame que j'étais incapable de boire outre mesure, et que ma senteur devait être un accident tout à fait étranger à mes mœurs, je préméditai de me rendre dans la loge de madame la duchesse de... (gardons-lui le secret), dont j'aperçus la belle tôte si singulièrement encadrée de plumes et de dentelles, que je fus irrésistiblement attiré vers elle par le désir de vérifier si celte inconcevable coiffure était vraie, ou due à quelque fantaisie de l'optique particulière dont j'étais doué pour quelques heures.

— Quand je serai là, pensais-je, entre cette grande dame si élégante, et son amie si minaudiére, si bégueule, personne ne me soupçonnera d'être entre deux vins, et l'on se dira que je dois être quelque homme considérable entre deux femmes.

Mais j'étais encore errant dans les interminables corridors du Théâtre-Italien, sans avoir pu trouver la porte damnée de celte loge, lorsque la foule, sortant après le spectacle, me colla contre un mur. Cette soirée fut certes une des plus poétiques de ma vie. A aucune époque je n'ai vu autant de plumes, autant de dentelles, autant de jolies femmes, autant de petites vitres ovales par lesquelles les curieux et les amants examinent le contenu d'une loge. Jamais je n'ai déployé autant d'énergie, ni montré autant (le caractère, je pourrais mémo dire d'entêtement, n'était le resix'Ct que Ton se doit à soi-niénie. La ténacité du roi Guillaume de Hollande n'est rien dans la (jucstion belge, en comparaison de la persévérance que j'ai eue à me hausser sur la pointe des pieds et à conserver un agréable sourire. Cependant, j'eus des accès de colère, je pleurai parfois. Cette faiblesse me place au-dessous du roi de Hollande. Puis j'étais tourmenté par des idées affreuses en songeant à tout ce que cette dame avait le droit de penser de moi, si je ne reparaissais pas entre la duchesse et son amie; mais je me consolais en méprisant le genre humain tout entier: J'avais tort néanmoins. 11 y avait, ce soir-là, bonne compagnie aux Bouffons. Chacun y fut plein d'attentions pour moi et se dérangea pour me laisser passer. Enfin, une fort jolie dame me donna le bras pour sortir. Je dus cette politesse à la haute considération que me it!*moigna Rossini, qui me dit quelques mots flatteurs dont je ne me

TRAITÉ DES EXCITANTS MODERNES. m

souviens pas, mais qui durent être éminemment spirituels : sa conversation vaut sa musique. Cette femme était, je crois, une duchesse, ou peut-être une ouvreuse. Ma mémoire est si confuse, que je crois plus à l'ouvreuse qu'à la duchesse. Cependant, elle avait des plumes et des dentelles! Toujours des plumes et toujours des dentelles! Bref, je me trouvai dans ma voiture, par la. raison superlative que mon cocher avait avec moi une similitude qui me navra, et qu'il était endormi seul sur la place des Italiens. Il pleuvait à torrents, je ne me souviens pas d'avoir reçu une goutte de pluie. Pour la première fois de ma vie, je goûtai Tun des plaisirs les plus vifs, les plus fantasques du monde, extase indescriptible, les délices qu'on éprouve à traverser Paris à onze heures et demie du soir, emporté rapidement au milieu des réverbères, en voyant passer des myriades de magasins, de lumières, d'enseignes, de flgures, de groupes, de femmes sous des parapluies, d'angles de rues fantastiquement illuminées, de places noires, en observant, à travers les rayures de l'averse, mille choses que l'on a une fausse idée d'avoir aperçues quelque part, en plein jour. Et toujours des plumes! et toujours des dentelles! même dans les boutiques de pâtisserie.

J'ai dès lors très-bien conçu le plaisir de l'ivresse. L'ivresse jette un voile sur la vie réelle, elle éteint la connaissance des pdnes et des chagrins, elle permet de déposer le fardeau de la pensée. On comprend alors comment de grands génies ont pu s'en servir, et pourquoi le peuple s'y adonne. Au lieu d'activer le cerveau, le vin l'hébète. Loin d'exciter les réactions de l'estomac vers les forces cérébrales, le vin, après la valeur d'une bouteille absorbée, a obscurci les papilles, les conduits sont saturés, le goût ne fonctionne plus, et il est impossible au buveur de distinguer la finesse des liquides servis. Les alcools sont absorbés, et passent en partie dans le sang. Donc, inscrivez cet axiome dans votre mémoire :

L'ivresse est un empoisonnement momentané.

Aussi, par le retour constant de ces empoisonnements, Talcoo*

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lâtre linit-il par changer la nature de son sang; il en altère le mouvement en lui enlevant ses principes ou en les dénaturant, et il se fait chez lui un si grand trouble, que la plupart des ivrognes perdent les facultés génératives ou les vicient de telle sorte qu'ils donnent naissance à des hydrocéphales. N'oubliez pas de constater chez le buveur l'action d'une soif dévorante le lendemain, et souvent à la fin de son orgie. Cette soif, évidemment produite par l'emploi des sucs gastriques et des éléments de la salivation occupés à leur centre, pourra servir à démontrer la justesse de nos conclusions.

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