‹ Œuvres complètesChapitre 208 sur 594 · SCÈNE I. — BRITANNICX35, JUNIE · texte numérisé non relu

SCÈNE I. — BRITANNICX35, JUNIE

BR1TANNICU8.

Oui, madame, Néron, qui l'auroit pu penser?

Dans son appartement m'attend pour m' embrasser.

Il y fait de sa cour inviter la jeunesse ;

Il veut que d'un festin la pompe et l'allégresse

Confirment à leurs yeux la foi de nos sermens,

Et réchauffent l'ardeur de nos embrassemens ;

Il éteint cet amour , source de tant de haine ;

Il vous fait de mon sort arbitre souveraine.

Pour moi , quoique banni du rang de mes aïeux ,

Quoique de leur dépouille il se pare à mes yeux ;

Depuis qu*à mon amour cessant d'être contraire

Il semble me céder la gloire de vous plaire ,

Mon cœur, je l'avouerai, lui pardonne en secret,

Et lui laisse le reste avec moins de regret

Quoi ! je ne serai plus séparé de vos charmes !

Quoi! même en ce moment, je puis voir sans alarmes

Ces yeux que n'ont émus ni soupirs ni terreur ,

Qui m'ont sacrifié l'empire et l'empereur!

Ah, madame!... Mais quoi! Quelle nouvelle crainte

Tient parmi mes transports votre joie en contrainte?

D'où vient qu'en m' écoutant vos yeux, vos tristes yeux

Avec de longs regards se tournent vers les cieux?

Qu'est-ce que vous craignez?

* JUNIE

Je l'ignore moi-même; Mais je crains.

BRITANNICUS

Vous m'aimez?

nence entre Néron paraissant sur le théàbre-en prétcnee des^ Romaii», «t Louis XIY dansant un ballet au milieu de tes courtisans*

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