‹ Œuvres complètesChapitre 235 sur 594 · SCÈNE I.— TITUS, ANTIOCHUS, ARSACE · texte numérisé non relu

SCÈNE I.— TITUS, ANTIOCHUS, ARSACE

TITUS

Quoi! prince, vous partiez 1 Quelle raison subite Presse votre départ, ou plutôt votre fuite? Vouliez-vous me cacher jusques à vos adieux? Rst-ce comme ennemi que vous quittez ces lieux? Que diront, avec moi, la cour, Rome, l'empire? Mais, comme votre ami, que ne puis-je point dire? De quoi m'accusez-vous? Vous avois-je sans choix Confondu jusqu'ici dans la foule des rois? Mon cœur vous fut ouvert tant qu'a vécu mon père : C'étoit le seul présent que je pouvois vous faire ; Bt lorsque avec mon cœur ma main peut s'épancher , Vous fuyez mes bienfaits tout prêts à vous chercher! Pensez-vous qu'oubliant ma fortune passée , Sur ma seule grandeur j'arrête ma pensée , Et que tous mes amis s'y présentent de loin Gomme autant d'inconnus dont je n'ai plus besoin? Vous-même, à mes regards. qui vouliez vous soustraire. Prince , plus que jamais vous m'êtes nécessaire.

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