‹ Œuvres complètesChapitre 382 sur 594 · U IPHIGEiNIE · texte numérisé non relu

U IPHIGEiNIE

ACHILLE

Oui que ce soit , parlez , et ne le craignez pas.

ABCAS.

Vous êtes son amant, et vous êtes sa mère : Gardez-vous d'envoyer la princesse à son père.

CLYTEMNESTRE

Pourquoi le craindrons- nous?

Pourquoi m*en défier?

ABCAS.

Il l'attend à l'autel pour la sacrifier.

ACHILLE

Lui!

CLYTEMNESTRE

Sa fille!

IPHIGÉNIE

Mon père !

ÉRIPHILE

0 ciel! quelle nouvelle!

ACHILLE

Quelle aveugle fureur pourroit l'armer contre elle ? Ce discours sans horreur se peut-il écouter?

ARC AS

Ah! seigneur! plût au ciel que je pusse en douter!

Par la voix de Calchas l'oracle la demande ;

De toute autre victime il refuse l'offrande;

Et les dieux jusque-là protecteurs de Paris,

Ne nous promettent Troie et les vents qu'à ce prix.

CLYTEMNESTRE

Les dieux ordonneroient un meurtre abominable ?

Ciel! pour tant de rigueur, de quoi suis-je coupable?

CLYTEMNESTRE

Je ne m'étonne plus de cet ordre cruel Qui m'avoit interdit l'approche de l'autel.

IPHIGÉNIE, d JchtiJe.

Et voilà donc l'hymen où j'étois destinée!

ARCAS

Le roi , pour vous tromper , feignoit cet hyménee : Tout le camp même encore est trompé comme vous.

CLYTEMNESTRE

Seigneur, c'est donc à moi d'embrasser vos genoux.

ACHILLE, la relevant.

Ah , madame !

CLYTEMNESTRE. '

Oubliez une gloire importune ;

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