‹ Œuvres complètesChapitre 431 sur 594 · SCÈNE VI. — HIPPOLYTE, THÊRAMÊNB · texte numérisé non relu

SCÈNE VI. — HIPPOLYTE, THÊRAMÊNB

HIPPOLYTE

OÙ tendoit ce discours qui m'a glacé d'effroi? Phèdre, toujours en proie à sa fureur extrême, Veut-elle s'accuser et se perdre elle-même? Dieux! que dira le roi? Quel funeste poison L'amour a répandu sur toute sa maison!

Moi-même, plein d'un feu que sa haine réprouve, Quel il m'a vu jadis, et quel il me retrouve! De noirs pressentimens viennent m'épouvanter. Mais l'innocence enfin n'a rien à redouter : Allons : cherchons ailleurs par quelle heureuse adresse

Je pourrai de mon père émouvoir la tendresse , Et lui dire un amour qu'il peut vouloir troubler , Mais que tout son pouvoir ne sauroit ébranler.

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