‹ Œuvres complètesChapitre 435 sur 594 · SCÈNE III. — THÉSÉE · texte numérisé non relu

SCÈNE III. — THÉSÉE

Misérable , tu cours à ta perte infaillible ! Neptune , par le fleuve aux dieux mêmes terrible , M'a donné sa parole , et va l'exécuter. Un dieu vengeur te suit , tu ne peux l'éviter. Je t'aimois; et je sens que, malgré ton offense, Mes entrailles pour toi se troublent par avance. Mais à te condamner tu m'as trop engagé : Jamais père, en effet, fut-il plus outragé? Justes dieux , qui voyez la douleur qui m'accable , Ai -je pu mettre au jour un enfant si coupable?

Page 1