‹ Œuvres complètesChapitre 542 sur 594 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Abaer puisse du moins mourir en combattant.

JOAD

Je me rends. Vous m'ouvrez un avis que j'embrasse :

De tant de maux, Abner, détournons la menace.

Il est vrai , de David un trésor est resté ,

La garde en fut commise à ma fidélité ;

C'étoit des tristes Juifs l'espérance dernière,

Que mes soins vigilans cachoient à la lumière.

Mais puisqu'à votre reine il le faut découvrir,

Je vais la contenter, nos portes vont s'ouvrir.

De ses plus braves chefs qu'elle entre accompagnée ;

Mais de nos saints autels qu'elle tienne éloignée

D'un ramas d'étrangers l'indiscrète fureur :

Du pillage du temple épargnez-moi l'horreur.

Des prêtres, des enfans lui feroient-ils quelque ombre?

De sa suite avec vous qu'elle règle le nombre.

Et quant à cet enfant si craint, si redouté,

De votre cœur, Abner, je connois l'équité,

Je vous veux devant elle expliquer sa naissance :

Vous verrez s'il le faut remettre en sa puissance;

Et je vous ferai juge entre Athalie et lui.

ABNER

Ah I je le prends déjà, seigneur, sous mon appui. Ne craignez rien. Je cours vers celle qui m'envoie.

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