SCENE r. - AXIANE
N'entendrons-nous jamais que des cris de victoire^
Qui de mes ennemis me reprochent la gloire?
Et ne pourrai-je au moins, en de si grands malheurs,
M'entretenir moi seule avecque mes douleurs?
D'un odieux amant sans cesse poursuivie ,
On prétend , malgré moi , m'attacher à la vie :
On m'observe , on me suit. Mais , Porus , ne crois pas
Qu'on me puisse empêcher de courir sur tes pas.
Sans doute à nos malheurs ton cœur n'a pu survivre.
En vain tant de soldats s'arment pour te poursuivre- :
On te découvriroit au bruit de tes efforts ;