‹ Œuvres complètesChapitre 90 sur 594 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

Il peut, seigneur, il peut, clans ce désordre extrême, Spouser ce qu'il hait , et perdre ce qu'il aime.

OHESTE.

Mais dis-moi de quel œil fiermione peut Toir Son hymen différé , ses charmes sans pouvoir.

PYLADJE.

Hermione , seigneur , au moins en apparence , Semble de son amant dédaigner l'inconstance , Et croit que , trop heureux de iléchir sa rigueur , n la viendra presser de reprendre son cœur. Mais je l'ai vue enfin me confier ses larmes ; Elle pleure en secret le mépris de ses charmes; Toujours prête à partir, et demeurant toujours, Quelquefois elle appelle Oreste à son secours.

ORESTE

Abl si je le croyois , j'irois bientôt , Pylade , Me jeter....

PTLADS.

Achevez, seigneur, votre ambassade.

Vous attendez le roi : parlez^ et lui montrez Contre le fils d'Hector tous les Grecs conjurés. Loin de leur accorder ce fils de sa maîtresse ^ Leur haine ne fera qu'irriter sa tendresse ; Plus on les veut brouiller , plus on va les unir. Pressez : demandez tout , pour ne rien obtenir. Il vient.

ORESTE

Hé bien I va donc disposer la cruelle A revoir un amant qui ne vient que pour elle.

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