‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 106 sur 293 · Cf. Coluraelle, XII · texte numérisé non relu

Cf. Coluraelle, XII

3. Cest-à-dire de la convier à partager nos ennuis , nos peines....

4. En réunissant ces deux formes qui existaient simul- Unéinent, et dont la dernière devait seule être maintenue pwla suite, Tauteur a eu pour objet d^éviter la rencontre •lésagréable de deux sons uniformes.

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celle la nous donnasmes cest estât. Ce fait, o Socrates, je dis k ma femme, que tout cela n'estoit rien, si elle ne mettoit peine que chasque chose demeurast en son ordre. Et luj apprenois comment aux villes bien policées les citoyens ne pensent pas que ce soit assez fait, quand ils ont estably des bonnes loix, mais eslisent encores des officiers exprès pour les garder et entretenir* , qui ont charge d'adviser pour donner honneur à ceux qui vivent selon les loix , et de punir ceux qui font le contraire. Or priois je ma femme de croire qu'elle avoit cest office la en noslre maison , et que c'est à (îlle de faire la reveuë de tout ce qui y est, quand bon lui semblera, comme a un couronnel de la Caire de ses compaignies ^ et qu'elle peut recognoistre toute sa maison , et juger s'il y a rien qui ne soit bien , comme k la monstre le conseil - recognoist les chevaux et leurs maistres; et que c'est son estât de louer, aussi bien que les royncs , celuy qui en est digne , et rhonorer selon nostre pouvoir 5 et de blasmer et punir celuy qui l'aura mérité. Apres cela luy remonstrois qu'elle n'avoit pas raison de se plaindre que je la chargcois d'affaires et de peine pour nostre

1. No[jLo^uXaxa; : sur ces gardiens des lois, cf. Columelle , XII , 3 , et Cicéron , de Leglbus , III , 20 ; v. aussi Postellus, de Rep. Alh., c. 6; Sigonius, trf., IV, 3.

2. Le sénat.... Lui-même il présidait à la manœuvre, aux monstres; on dirait aujourd'hui aux parades. VoT* dans Xénophon, le traité du Commandant de la Cavalerie, traduction de P. L. Courrier, c. 1, 3.

icD, plus que les serviteurs mesmes-, et luy lisois entendre que les serviteurs participent îs biens de leur maistre, mais c'est sans plus, a pour les entretenir, ou pour les porter, ou >ur les garder-, mais k aucun d'entre eux il est loisible d'y toucher aucunement pour en «r, sinon tant qu'il plaist au maistre d'en mner à quelqu'un. Or tout le bien est vrayeent au maistre , pour en faire tout ce que bon y semblera. Doncques celuy qui a plus de uissance des biens qui demeurent, et prend las de dommage de ceux qui se gastent, il est en raisonnable aussi que celuy Ik en ait plus B soucy. Quoy doncques, dis je, ô Ischolache, ta femme oyant cela, comment? te reut elle.? Que feit elle doncques, dit il? — Et si ic dit, ô Socrates, que je le prenois fort mal , ije pensois luy commander chose malaysee, en ay apprenant qu'elle doibt avoir le seing de ce |ue nous avons : car elle eust trouvé bien esrange et fascheux, ce disoit elle, si j'eusse wnmandé qu'elle eust mis k nonchaloir ^ ses af-

i. Négligé.... Substantif composé de la négation et du ferbe impersonnel , chaloir (curare ou calere) : il me '^ul, chalul, çtc. Les Italiens disaient de même, par imitation du provençal , remarque Nicot ; meUer in non fflte. Cf. H. Estienne, Precellence, p. 204, qui reporte à •^langue allemande l'origine de cette locution.

Si mets l'amour en nonchaloii\ *Jt-on dans le Roman de la Rose (v. 3112). «Pour obliger, ^'i Montaigne , les femmes à ce debvoir(de chasteté), "'ïQs mêlions à nonchaloir tous les autres, w Ess. 11,7.

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faires, et beaucoup plus fascheux qu'ainsi que j'avais fait, de luy recommander ses propres biens. Car il semble, disoit elle, tout ainsi qu'à une femme de bien, naturellement c'est plus de plaisir de se soucier de ses enfans , que de n'en avoir aucun soing, qu'aussi elle treuve plus plaisant d'avoir le cœur aux biens qui la tiainent a son ayse tant qu'elle les a , que de les mettre k nonchaloir. Et moy, dit Socrates, luy oyant dire que sa femme avoit ainsi rei^ond», luy dis : Si m'ayd' Dieu% ô Ischomache, lu me représentes un entendement viril en une femme. Je te veux doncques conter d'elle, dit Ischomache , d'autres faits d'un cœur grand et cslevé , en quoy elle m'a obeï aussitost , pour une fois seulement qu'elle m'en a ouy parler. Et en quoy? dis je lors; conte le moy, je te prie, comme a celuy ^ qui me resjouïray plus de sçavoir les vertus d'une femme vivante, que si Zeusis^ me monstroit la plus belle femme du

« }îeUre à nonchaloir, dit-il ailleurs, /d., c. 17, ce qui esi à nos pieds... c'est chose bien esloignee de mon dogmes» etc.

1. C'est rexpression des latins : Ha me adjuvenlUi- On disait encore : Ainsi veuille Dieu m^ayder (comme il est vrai que je parle sincèrement]. Xénophon a d^aillenrs placé ici dans la bouche de Socrate une autre formule de serment, celle qui lui est habituelle : oui, par Jwum Cf. les Mémoires sur Socrale, I, 5, et la remarque d'Ernesti à ce sujet.

2. Comme étant celui qui , puisque je suis celui qui..* Tour proscrit dès le commencement du xvii* siècle.

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