‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 107 sur 293 · V. sur Zeuxis et son procédé pour tracer sur la toile · texte numérisé non relu

V. sur Zeuxis et son procédé pour tracer sur la toile

londe en peinture pourtraicte ' de sa main. Lorslschomache parla en ce poinct : Je la veis

I jour qu'elle s'estoit frottée tout le visage de ruse, pour paroistre plus blanche qu'elle n'esit, et de fard, pour paroistre plus vermeille te le naturel' -, et avoit aux pieds des hauts pais ' pour se monstrer plus grande : Escoute , a femme, ce luy dis je; comment m'estimeis tu loyal et plus aymable parsonnier au fait une société de biens, ou si lors qu'on traicteit de nous associer, je declarois franchement au vray ce qui seroit h moy, sans me vanter de î que je n'aurois pas , et sans cacher ce que aurois-, ou bien si je m'efforçois de te tromper, fi te faisant monstre de pièces d'argent faux , t si je te presentois des chaines creuses, leines de bois par dedans % et si de l'escarlate

image d'anc beauté accomplie , Gicéron , de Inventione, 1,1; cf. Xenophon, Mém. sur Soc, III, iO.

1. Pourlraire, copier les traits, dessiner; d'où pourraid, portrait:

Je sens pourtraicts dedans ma souvenance Ses longs cheveux et sa bouche et ses yeux... (Ronsard, t. i, p. 191.)

2. Invention connue aussi des Romains vers la même époqae, s'il est vrai, comme le rapporte Pline Tancien , IXXIII, 7, que Camille avait du rouge, lorsqu'il entra dm la ville, sur son char de triomphe, après la prise de Véies; observons d'ailleurs qu'on en Trottait alors par piété

II ftce de Jupiter. Ibid,

3. Cf. Athénée, Deipnos, I. XIII, p. 558 (de l'édit. CasiQboD). Brantôme dans un de ses discours, s'adressant lai dames, leur reproche « de gaster leur lu-tre par des patirw trop haults. n Etymol. : uaTéa), suivant Nicot.

4. Littéralement des chaînes , des colliers , de bois «n deiious, à l'intérieur^ (dorés à la surface sous-ent.)...

192 LA MESNAGERIE

que te respondit elle à cela? Rien autre chose, dit il, sinon qu'elle ne s'en essaya oncques puis. Il est vray qu'elle a tasché de se tefiir honnestement , nette, propre, et advenante, et de se monstrer telle. Et si me demanda m jour, si je luy sçaurois point donner quelqie bon conseil, pour faire non pas seulement qu'die peust paroistre belle, mais l'estre vrayement,et le sembler. Et je luy conseillay, ô Socrates,dc se garder bien de demeurer tousjours assise cl accroupie servilement, mais se monstrer, avecr ques l'ayde de Dieu, dame et maistresse, et d'aller tantost à l'ouvroir de ses lingieres eî veoir comme elles font, et en s'essayant, ce qu'elle sçait mieux faire qu'elles , le leur enseigner , ce qu'elle ne sçait pas si bien, del'a]^ prendre -, tantost regarder comme on beson^ en la boulengerie, et quelquesfois estre pre: sente à veoir mesurer le blé, et le bailter avecques la maistresse d'hostel , et aller par ci par la dans la maison se prendre garde * si to4^ est k son rang^ D'en user ainsi je luy disoifti qu'il me sembloit que ce seroit tout a la fois ci

grand serment était, suivant la remarque de Denys d'Hitt* carnasse, de jurer par leur foi. V. Antiq. Rom,, I. IX, t. III, p. 1764 de redit, de Reiske.

1. La forme réfléchie n'est pas donnée par Nicot et paraît avoir été peu en usage pour prendre garde; il fauiw rappeler d'ailleurs que, dans notre ancien langage, ette appartenait à beaucoup de verbes qui l'ont depuis penhw: V. M. Ampère, ouv. cité, p. 1T7 et 178.

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