‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 127 sur 293 · Cf. Théophraste, HUl. plant., YIII · texte numérisé non relu

Cf. Théophraste, HUl. plant., YIII

2. Mais arrive-t-il anssi que.... Mais est ici Uaison seulement ; U ne marque pas opposition. On trouve cet adreAi employé avec ce sens particalier, pendant tout le mf siècle. Bossnet, OraUon funèbre de la duchesse d'OrUam: <c Ayec tant de grandes et tant d'aimables qualités, fii eût pu lui refuser son admiration? Mais avec son crédit, avec sa puissance , qui n'eût voulu s'attacher à elle?»

3. Si tu retournes , si tu renverses le germe monté ei herbe, dit le grec : Adoncques (md tune), signifiait ai»ii et alors , plutôt que donc. — Pour plus de développements sur ce procédé, v. Théophraste, Hisl, ptoni., VHI, c. 7; Golumelle, II , 12 et 16 j Pline , XVIII , 20.

DE XEMOPHON. 235

après tout en blé* , et la terre se renforce d'autant, aussi bien comme du^ fumier ; et si tu souffres fue la terre meine la semence jusqu'au bout, et l'achevé de nourrir , il sera fort mal aysé , si la erre est foible , qu'elle porte k la fin grand liet, aussi bien qu'k une truye foible de bien Barrir beaucoup décochons, mesmes quand ils nt grandelets. Tu veux dire, ô Ischomache, s je , qu'il faut charger les terres legieres de mis de grain. Ouy pour vray% dit il, ô Socra- I ; et toy mesme^, puis que tu dis qu'il faut , à B advis , k tout ce qui est plus foible donner k rter moindre charge.

Mais pour quoy, ô Ischomache, mettez vous le roeau^ dans le blé ? Tu sçais bien, dit il, que yver il vient aux terres des grandes eaux. Et or quoy non^, dis je ? Posons le cas, dit il, que limon, qui vient parmy, cache une partie des lins, et que la ravine de l'eau descouvre ailleurs

[. Détail mal saisi : cela même , cette opération , faut-il ttre, est une Dourriture qne tu donnes à ton champ.... \. Gomme si elle eût été engraissée de.... I. Principe admis anssi par Théophraste (Hist, plant., 0, e. 6 ), mais fort contestable , et même condamné r nos agronomes modernes. Ils prétendent , au confire, et ayec assez de vraisemblance, que moins la Te est forte , plus elle demande de nourriture. h. Tu en conviens^ sous-ent. On sent que ce raisonne- Mt est fondé sur une fausse analogie.

5. Ou sarcloir, remarque La Boëtie lui-même. Bac, ireulum : « C'est , dit Bon. des Perriers, dans ses Diswrt, c. 17, un instrument pour sarcler: dont trouverez weiUaref verbe es Latins rustiques, y»

<^< Et comment ne le saurais-je pas....

236 LA MESNAGERIE

des racines, et souvent par les eaux, aveques le blé sort* force autre herbage, qui seroit pour l'estouffer sans doubte. Il est bien yraysemblable, dis je, que tout cela se fait ainsi. Lors doncques te semble il , dit il , que le blé aye besoing de quelque secours? Ouy k bon escient, dis je. Doncques k celuy qui est enlimonné^, qu'y faut il faire, k ton advis, pour luy ayder? Soulever h terre , dis je , et la descharger. Et k celuy qé monstre les racines nues? Luy ramasser la tenv dessus, dis je. Et si l'herbe sortant', mesleeavee le germe, l'estouffe, et ravit la nourriture q» fait besoing pour le blé , comme les bourdoBT inutiles au bournal pillent sur les abeilles , oe qu'elles pour vivre, avecques leur grand'peine ont mis dedans ? Certes, dis je, il faudroit coup-' per les vivres et la nourriture k ces herbes, aussi bien comme il faut chasser les bourdons hon du bournal. Doncques, dit il, te semble il que sans cause on mette le sarceau par les terres ? Nwi vrayement, dis je-, mais maintenant je comprensi quel avantage il y a d'ameiner des exemples bien k propos: car tu m'as aigry contre ce» mauvaises herbes beaucoup plus, quand tu as, parlé des bourdons, que devant, quand tu parlois des herbes mesmes.

1. Il arrive souvent aussi que par suite de Tinondatioi, ' sort, pousse avec le blé....

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