D'un seul, du même
2. Au sujet des semailles: sur ce sujet, v. Pline, XVIIl, 24; Geopon., 11,16.
3. Ici comment n'est pas interrogatif ; et ce tour répond h peu près à celui-ci : C'est, répUquai-je , que Dieu ne règle pas d'une manière invariable la marche des années...
4. L'une est très-favorable aux semailles faites de bonne heure , l'autre , à celles qui sont faites en temps moyen , une dernière aux pluç reculées.
bien que le meilleur est d'en prendre de tous* , et user de chasque temps des semaisons : car j'estime qu'il y a plus de proufit de faire toujours suffisante cueillette des fruicfs, que d'en avoir une foisk grand' foison, et l'autre trop peu pour atteindre au bout de l'an^ Doncques , dit il , ô Socrates, encores en ceci entre nous, le maistre et le disciple, nous nous trouverons de mesme opinion , et si as VÊ premier que moy déclaré la tienne.
Mais k jecter la semence, dis je, ce sçavoir seroit il point divers et mal aysé? Et bien, dit il, ô Socrates, à cela adviserons nous aussi : car quant k la semence, qu'il la faille jecter de la main ^, celasçaistu bien, Dieumercy. Ouy, dis je, car je l'ay veu faire. Or de la jecter, dit il, les uns le sçavent faire toujours esgalement par mesure, les autres non. Et k cela, dis je, ne faut il pas de l'exercice et de l'accoustumance , comme k la main d'un joueur de harpe, pour sçavoir obeïr, et se conduire au vouloir du maistre? Ouy vrayement, dit il, bien fort-, mais selon que la terre est legiere, ou fort grasse. Qu'est-ce k dire, dis je? par la légère, entens tu
1. G*est-à-dire , de semer aax trois termes (entre lesquels OD a vu plus hant qae choisissaient les caltivatenrs) ; pensée que La Boëtie reproduit sans nécessité dans le membre de phrase snivant.
2. Théophraste , an livre II de son Histoire des plantes^ paraît avoir eu l'idée d'une machine à peu près semblable à notre semoir moderne , qui remédie aux inconvénients nombreux de Tancienne manière de semer à la main.
234 LA MESNAGERIE
la plus foible , et par la grasse, la plus forte ^ ? Ainsi mesmes, dit il ; et te demande encores, si tu donnerois autant de semence à l'une qu'à l'autre, ou bien à laquelle des deux d'avantage? Au vin , dis je, plus il est fort, et plus j'estine qu'il y faut mettre d'eau ; et à un honmie pl«i grande charge, plus il est fort, s'il faut pcûrter quelque chose; et s'il falloit nourrir quelqm compaignie, ce seroit aux plus puissans, et q« ontmieuxde quoy, que j'ordonneroisd'en nounir le plus; mais paradventure que^ la terre fmÙe devient plus forte quand on luy baille , comme aux chevaux, plus de grain; et s'il est ainsi, enseigne le moy , je te prie. Lors Ischomadie, en riant ; Tu te joues, ô Socrates, je le voy bi^. Mais sois asseuré qu'ayant mis la semence datf le champ, puis après l'hyver, lors que la tene prend grande nourriture du ciel, et quand le grain a germé, et est venu en herbe, si tu le rembarres adoncques, et le recules^ , cela vient