Et cependant, toutefois
nment doncques se fait cela que je sçache oer, et que je n'entende rien k planter ? Que De Tentens pas, dit il ? Et comment le sçaurois dis je, qui n'entend* ny en quelle terre il faut nier, ny de quelle profondeur, ny de quelle fjdUT , ny de quelle grandeur les sauvageons bvent estre , ny en quelle sorte il les faut ttre en terre, afin qu'ils prennent et jectent* mx. Et viens çk doncques, dit Ischomache, et >rens ce que tu ne sçais pas. Tu as bien 1, j'en suis seur, des fosses qu'on fait pour ( arbres , et comment elles sont faites^. Ouy, ûen souvent, dis je. Quoy doncques, en veis tu oaisquifust profonde plus de trois pieds ^?
. Od dirait aujourd'hui qui n'enUnds, puisque je n'enii. Le tour employé ici par La Boëtie , d'abord seul luage , fut ensuite toléré jusqu'à Yaugelas, qui fixa la fê CD écrîTant dans ses JRemarques, t. m, p. 420 : nnaieurs s'expriment ainsi : ce fui mot qui lui donna conseil. C'est une façon de parler où je crois qu'il y a un éeisme. Il faut mettre qui lui donnai;,.., qui, étant reif de mot, ne peut servir de nominatif qu'à une première rsonne. »
1 Poussent.... Jeclon, rejeton. Ainsi Bonaventure des siiers , dans la pièce gracieuse qu'il adresse à Jean du syrat (1530) :
L'aube vermeille Reveille Du vert rosier lesjectons.
Mer se dit encore des arbres ou des plantes qui prohdieiit des bourgeons ou des scions; jet désigne ces Ntrgeons ou ces scions eux-mêmes.
3. Consult. à ce sujet Théophraste , de Caus. plant, , ni, 5 et 18.
^ Le pied grec n'avait que onze pouces et cinq lignes la Boëlie. 11
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Non certes, dis je, ny deux et demy à grand' peine^ . Et quoy, dit il, en as tu veu qui eosseol plus de trois pieds en largeur ? Non, ny daa feis je. Et viens çày dit il, respons moy encore^! ce poinct *, eu veis tu jamais de moins profo&A que d'un pied ? Non certes, dis je, qui n'eustpoi le moins un pied et demy : car on les aveindï^ en labourant k bras la terre, s'ils estoient liiii plantez k fleur de terre. Et doucques sçais tupi bien qu'on n'en plante point plus profond qi de deux et demy, ny moins que d'un et demj Cela est bien, dis je, si clair qu'il n'est pas po6 sible qu'on ne le voye. Et quoy, dit il, cognoi tu la terre seiche et l'humide, quand tu la tob Il me semble que les terres d'autour de Licabet' sont seiches , et celles qui leur ressemblent; e humides celles du marez de Phalere % et autni pareilles k celles Ik. Où feras tu doncqueslafoM pour la plante' que tu as k faire, ou bien kl
de notre pied qui en a douze , la ligne devant avoir Té paisseur d'un grain d'orge.
1. Parmi nous ces fosses sont en bonne terre de il pieds carrés. Sur la profondeur de celles des anciens, ef Théophraste, Hisl. plant., 11,7; Gaton, de Re ru$l., c. 4S Pline, XVII, 16 ; Columelle , III, 13, V, 10 et Ht.* Arbor., c. 19.