‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 133 sur 293 · Les sauvageons, c'est-à-dire les jeunes plants, soos-eat · texte numérisé non relu

Les sauvageons, c'est-à-dire les jeunes plants, soos-eat

3. Plutôt Lycabelle; c'était une colline située dansFtitérieur d'Athènes, en face de la citadelle.

4. On sait que Phalère était un port éloigné d'AtbèMi de cinq mille pas , et dont les alentours étaient mtréce geux ; V . Pline , IV , 7.

5. Plante se prenait souvent alors pour synonyMi i comme on le voit dans Nicot , de plant et de plantado'n

DE XENOraON. 243

*re seicbe ou humide ? En bonue foy , dis je ^ la seiehe : car si tu caves profond dans la igge tu trouveras l'eau , et d'ores en là de mter en l'eau tu ne sçaurois. Certes, dit il, st bien dit à mon gré. Or après que les fosses kl faites ,, as tu encores jamais prins garde md c^est qu'il faut mettre en terre les plantes diascunesorte ? Ouy bien, dis je* . Doncques si veux que ton plant vienne au plus tost, penses i tu le mets en champ labouré, que les jectons sep' sortent plus tost k travers la terre molle i par la dure qui aura chômé? Il est bien é ît cognoistre qu'il jecte bien plus tost en la re cultivée qu'en celle qui a demeuré oisive.

. On attendait une réponse à cette question : Quand l-U faire les plantations ? Parmi nous, elles ont lieu lont du milieu de novembre à la fin de décembre. En ll-U ainsi chez les anciens? c'est ce que Théophraste, de ■f.pkinl.,111,3, 4,20^ Pline, dans le livre XYII, qui le tout entier sur ce sujet, et Golumelle , Y, 10 , nous (rendront , à défaut de Xénophon. Le silence de cet eur sur ce point important, et le peu de continuité du eovs , semblent indiquer ici une lacune dans le texte. t. L'ortbographe de cep ne s'appliquait guère alors pi'à un instrument, fait de deux pièces de bois enilees sur le bord , qui detenoit les pieds et les mains in malfaiteur. » De là , pour désigner cette peine infante, on disait : a estre mis aux ceps ; » et le nom de fUr était souvent employé pour celui de geôlier : v. JNi- 4.Ric.,cipptM^ retranchement formé de troncs d'arbres, icatonne, borne d'un champ; peut-être aussi ca^to, cepi: Aede sep est sans doute seps, sepes,hAle, ou serpere, Mmie imagine beaucoup d'autres étymologies à ce mot f«ioa Dtcl., t. I, p. 329), et n'en donne aucune de sa- Miante.

244 LA MESNAGERIE

Et faut il doncques, dit il, bouter* de la terre sous la plante ? Et pour quoy non, dis je ? Mais, dit il , comment penses tu qu'il se prenne mieux et s'enracine, ou bien, si tu mets tout le sep ea terre justement droict et regardant le ciel, oi bien si tu le mets aucunement panché à costé, la terre amassée au dessous, pour estre eosché en forme d'un gamma k l'envers *? Ccil vrayement ainsi que je le planterois, dis je adooe* ques : car en ce poinct, le sep aura plus d'yeux ym la terre. Or voy je qu'au bault mesme l'arln bourgeonne k travers ses yeux. Ainsi je peatt qu'il se fait tout de mesmes dans la terre, et croy que plusieurs jectons sortent par dedans! la racine *, et par ce moyen la plante est plus gaillarde et en vient plus tost, et se renforce d'ava-y tage. Tu es doncques , dit il, en cela de mesoia opinion que moy -, mais te contenteras tu d'as* sembler seulement la terre autour , ou si ta b voudras encores batre et presser bien fort, tout k l'environ de la plante ? Ouy bien mof certes je la presserois, si c'estoit kmoy kfaire*: car qui ne la serreroit ainsi, je croy certainement qu'k force d'eau qui donneroit dedans, la

1. On retrouve encore dans quelques provinces tiém^ la bouche du peuple cet aDcien yerbe , qui signifie nultrtet pomser,

2. Cette lettre ainsi renversée a la forme de la anitf* cule L.

3. Cette opinion a peu de partisans aujourd'hui; î. reste , à cet égard , Pline et Columelle , aux derniers pitsages cités.

DE XENOPHON. 24o

Te dissoute viendroit en fange, et du soleil i firapperoit dessus, elle se desseicheroit jusan fond : de sorte qu'il seroit k craindre 5 la plante par l'eau se pourrist k force d'huor, ou bien se havist^ estans les racines banffees, à raison de la seicheressede la terre, ir estre lasche et mal liée.

Doneques, ô Socrates, dit il, ce que j'entens plant de la vigne^, tu sçais cela mesme aussi n que moy. Et le figuier , dis je, le faut il uter de mesmes ? C'est bien mon advis, dit liomache, et en tous autres arbres, qui vien* it de plant : car qu'est ce que tu sçaurois orer mauvais au plant des autres arbres, t soit bon au plant de la vigne ? Mais l'oier, ô Ischomache, dis je, comment le planteis nous'? Tu m'essayes, dit il en ceci, je le piois bien, car tu le sçais mieux que tout tre : tu vois bien qu'on fait plus profonde la se pour l'olivier, pour ce qu'on le plante voiliers près des chemins^ Aussi tu vois bien

. Se flétrtty se consamAt...

LOn peut, poar compléter ces détails, consult. Théo-

•tste, de Cauê. plant,, III, 13, 18 et 20; IV, 15 , V, 5 ;

ppofi., IV, 7; Palladius, febr., S 29; Golnmelle, de Ar-

l V. Aristote, de Planlis, 1, 6; Théophraste, Bist. planl.

,1 Cf. Virgile, Georg., v,420 et 8uiv.;Columelle,V,9j

l Cf. Plutarqne , Vie de Solon , c. 47 : en effet «c cest >re estend ses racines fort loing et ne peut estre près nitres qu41 ne leur porte grand dommage ; car oultre ce l'il leur soustrait leur nourriture, il leur jecte encore

246 LA MESIÏÀ6ERIE

comment ton met les greffes par tontes les pepiniere» , et sçais qu'on fait à tons^ la teste k terre grasse et destrempee , et comme Ion tient k toutes plantes le dessus couvert et en^doppé. Je voy bien tout ceci , dis je. Et le voyant , it il, qu'y a il que tu n'entendes? Quoy, sçais II pas comme il te faut mettre la coquille^ au dessus de l'amas de terre ? En bonne foy, dis je, Ischomache , de tout ce que tu as dit je n'fli pense ignorer rien-, bien pense je fort* pour qiMf c'est que tantost, quand tu m'as demandé taâ en gros si je sçavois planter, j'ay dit que nots car il ne me sembloit pas que j'en sceusse rici dire^ et après quand tu t'essayois de m'intem* guer^ de chasque chose k part, je te respons oe que tu sçais toy mesme , qui es estimé si mep* veilleux mesnager*. Seroit ce point, ô IschoBa-

une influxion qui leur est fort nuisible, n Trad. d'AiBiit

1. Et tu observes (ôpq^c) qu'on couvre à loules (dirait-oa, puisque aujourd'hui greffe, dans le sens où on l'emploie ici, est toujours du féminin)... Cf. Geopùn., IX, 11; Palladius , Aprilis , s 3.

2. Sur cet emploi d'une coquUlê suf^erposée, ef. Aii»tote, Problem., S 20 ; Coluraelle , XI , 2.

3. Mais je songe maintenant , je me demande à naimême... Fort signifie ici d'aiilewrs , au reste, au iurfim; acception qu'il avait autrefois : v. Gloss, de RoqneM^ t. I, p. 627.

4. On écrivait inlêrroguer ; mais Vu placé à rinfiillir disparaissait déjà de plusieurs temps de ce verbe , oiili plusieurs mots qui en étaient formés. Nicoi donne en eftt: tnierrùgatûm , interrogatoire, interrogateur^ et interrogant, j'interrogeais.

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