Auparavant (bue usque).... Oncques mais, jamais
Je ne vis oncques mms tel jeu, ^-«D dans le fe!bHaude5atnl Pierre et du jongleur.
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sçavans, s'ils en ont envie-, et de vray elle mesme apprend beaucoup de choses k fin qu'on puisse bien user d'elle. Voyla, pour le preniier,la vigne qui en montant sur les arbres , si elle m treuve près de soy , enseigne elle mesme qu'il la faut arrester et soustenir -, et en estendant de toutes parts sou pampre, lors que ses raisins sont encore tendres , elle monstre qu'il faut à soo exemple ombrager en ceste saison là les grappes que le soleil touche trop et voit toutes nues*; et en despouillant ses fueilles, lors qu'il est tenais que le raisin s'addoulcisse parla force du soleil^ elle apprend clairement qu'il la faut descouvrir adoncques, et ayder k meurir et amollir 80& fruict-, etencores, en présentant les raisins te uns mois et luisans, les autres verdelets eacores, elle monstre au doigt comment il la fanl vendanger, ny plus ne moins ' que les figoien couvrent tousjours% et tiennent k l'ombre ce qii boutonne encores.
1. Cf. Théophraste, de Caui. plant. , II, 25, m, 21 et S8. ^j 2.Noniiis nous a conservé la traduction de ce membreéi i phrase par Gicéron : « Gum vero affecta jtm prope «stati ^ uvas a sole mitescere tempas est. n G. 2, p. 110 de l'éd. dt*
3. On trouve quelquefois ny et ne ainsi réunis. De mèai Amyot, Theagene et Chariclee, p. 30 : Je ne suis, mpondii il , ne Grec , ny estranger. a Ny, ni, est assex nôderne , remarque M. Ampère ,1 dans son HisL de Uk f&t» mat. de la langue française , p. 273 ; n« , plus semblM au latin {^ec) , est aussi plus ancien ; il subsiste eneii* aujourd^ui dans cette locution : ne plm ne moiM. »
4. G'est-à-dire , se couvrent toujours ( de fruité imH» sous-ent.) , en présentent , en donnent toujours. Po«^ éclaircir ici le texte de Xénophon, cf. Hérodote , IV>llt'«
Lors je prins la parole, et luy dis : D'où vient oncques, ô Ischomache, si ce qui est de l'agrialtare est tant aysé k apprendre, et que esgalelent tous sçavent ce qu'il y faut faire, qu'esgaiment tous ne le font de mesmes? Or voit on 18 uns qui en vivent fort richement, et font iicore reserve ; et les autres n'en peuvent pas roir seulement pour leurs nécessitez, mais emmntent encorespour y subvenir. Certes je te le iray, ô Socrates, dit Ischomache-, car pour vray 5 n'est pas ny le sçavoir , ny l'ignorance des iboureurs, qui fait aysez les uns, et les autres lalaysez*, et jamais tu ne verras qu'il court un roit ainsi : Une telle maison a esté destruite our ce que celuy qui semé au labourage ne seloit pas bien esgalement *, ny pour ce que les Higg de la vigne n'ont pas esté plantez bien Iroicts ; ny pour autant que quelqu'un ne co- [Doissant pas la terre qui ayme la vigne, la dante eu terre qui n'en porte point ; ny pour i¥oir ignoré qu'il est bon, pour semer, d'apurester le champ devant -, ny pour n'avoir sceu pi'ilestbon demeslerle iiens^ avecques la terre. Hais beaucoup plus volontiers orra on dire : CTest un homme qui ne prend point de blé de
1. [Fimus) famier.... Cicéron , de Seneclute, c. 15 , se VUint qu'Hésiode n'ait fait aucune mention du fumier, ttadis qu'Homère représente un roi , le sage Laërte , culiHiBt lui^néme et fumant ses terres. Virgile n'a pas mérité ee reproche : y. Georg., l, 80. Cf. Théophraste, de €mi. plant., II, % III, 7 ; Geopon., U, 20; Gaton , de Re miica, c.ae^etc.
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son héritage, car il n'a point cœur k le faire wj fumer, ny semer ; c'est un homme qui ne r^ cueille point de vin, car il n'a pas le soingqti'mi luy plante des vignes, ny celles qu'il a, ^ Itt faire porter -, il n'a cueilly ny figues, ny heile, c^r il ne met pas ordre et ne fait pas ce qoHl faut faire pour en avoir. Voylà, ô Socrates, eo»ment les laboureurs estans differens les unsda autres, ils font aussi leur besongne différente) et non pas pour avoir trouvé l'un plus que l'attre quelque grand secret en ce sçavoir. Et les capitaines mesmes en prou de choses qui soil du debvoird'un chef d'armes, l'un est meillenr, et l'autre pire , non pas pour avoir en cela #verses opinions *, mais clairement ce qui donae à l'un l'avantage, c'est le seing et la diligence: car les choses que tous capitaines sçavent Un qu'il faut faire ^ et plusieurs mesmes qui ne le furent oncques* , les uns des chefs les font, et les autres non. Comme en ceci, tout le monde eiH tend bien qu'il est meilleur, quand on passée» terre d'ennemy , de marcher en rang et en ordonnance, car en ce poinct on combatra beaucoup mieux, s'il en estbesoing: chascundoneqoes le sçait bien *, mais les uns le font ainsi, les autre» non. Personne n'ignore que ce ne soit le meil-
4. Xénopbon dit : Et qae n'ignorent pas mette It plipart des simples particuliers. Le texte de La EotfCte porte : «Et plusieurs mesmes qui ne le feirenl oncqvii-» 11 avait écrit évidemmen|: «qui ne le furent oneqiei,* c'est-à-Kiire qui ne furent jamais capitaines.
ev d^asseoir le corps de garde avant le camp * i la nuict et le jour-, mais les uns sont soigneux 'adviser ainsi, et les autres ne s'en soucient. De ichef encores, quand une armée va par des Mroicts^ , fort malayseement trouveroit on que Ii*an qui ne sceust que pour bien faire il faut Jgner les lieux commodes pour le camp-, et atesfois en cela les uns sont soigneux, et les itres point. Aussi tous disent bien qu'il n'y a ai meilleur pour le labourage que le fumier : ▼oyans bien comme il se fait^, eux mesmes »ntmoins, encores qu'ils sçachent sur le doit ^Offlient on le fait , et ayans le moyen d'en ire beaucoup , l'un met peine pour en assem- «p, et l'autre n'y advise pas. Or Dieu mesme MUS présente l'eau et nous l'envoyé d'en hault : lers naturellement tous lieux caves et enfoncez iennent en mares ; d'autre part la terre jecte * es herbes infinies de toutes sortes : or la faut il cttoyer qui la veut semer-, et cela mesme Q^on en tire qui le jectera dans l'eau^, le temps