‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 134 sur 293 · Cultivateur · texte numérisé non relu

Cultivateur

che, que qui interrogue enseigne : car j'apprens, ce me semble, chasque chose k mesmes que tu me ia demandes , pour autant que me conduisant par les choses que je sçay , et me moostrant celles que je ne pense pas sçavoir, toutes semblables, tu me fais accroire, ce cray je, que je les sçay bien. Mais k sçavoir mon *, dit LM^homache, si en te faisant pareilles demandes de l'argent, s'il est bon, ou non^, je te pourrois faire entendre que tu le sçais fort bien esprouver, et cognoistre les bons lingots et les faulx; et pareillement, si en t'interrogant sur le jeu des flûtes , je te sçaurois point faire croire que tu sçais jouer, et de la peinture, et tout autre sçavoir semblable, tout de mesmes? Paradvenr tnre que ouy, dis je, puis que tu m'as donné k entendre que je suis un sçavant homme en l'agriculture , bien que je sceusse qu'oncques' personne quelconque ne m'enseigna ce mestier. Ce n'est pas cela, dit il, ô Socrates -, mais il y a long temps que je te dis que l'agriculture est un art si humain et si débonnaire , qu'en voyant et oyant seulement, il fait aussitost les gens

1. Mais(t7«erat(,soas-ent.}..., jevoudrais bien savoir... Mon^ doDC , pour lors ; nous avons déjà çipliqué ce mot, p. 109, n. 1. Bon. des Periers , Nouvelle iV : tf Agardez m9n» monsieur, quand il estoit petit, il cheut du hault d'une escbelle et se rompit, si Cf. id», Nouvelle 48%

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