Sur cette idée, cf. Pline, Hist. nai., XVIII
ent point de plaisir au pris des autres, mais ly sembloit que quelque bien qu'on aye , oelqoe nourriture qu'on face* , quand elle prou- Ic et s'amende, c'est lors qu'elle nous resjouit 5 plus. Or n'y a il rien qu'on voye plus clairelent proufiter qu'un lieu qui i>'a guieres estoit tarage, et maintenant porte toute sorte de rmcts : car je veux bien, ô Socrates, que tu taches que j'ay desjk fait valoir plusieurs lieux Sx ou douze fois^ autant qu'ils valoient au mnmencement, quand je les prins; et ceste »dle invention, ô Socrates, et tant estimable*, al bien si facile k apprendre que maintenant, ne l'ayant ouy dire, tu t'en iras aussi sçavant pe moy pour ce regard, et l'enseigneras à m autre si tu veux. Et mon père ne l'apprint imais de personne, ny ne se travailla jamais a a trouver ^ mais pour estre naturellement peliMe*, et affectionné k l'agriculture, voylk qui Iny feit dire qu'il n'avoit envie que d'un lieu où il eust k quoy s'employer, et de quoy se resiooir en recevant proufit. Car sans doubte, ô Socrates, l'homme d'entre tous les Athéniens qui
1. Quelque espèce de propriété que Ton acquière , ou de nourriture de bestiaux que Ton entreprenne....
1 Littéralement, dans le grec : Beaucoup de fois....