‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 149 sur 293 · Montaigne, Ess,, I, 20, place (d'après Biogène de · texte numérisé non relu

Montaigne, Ess,, I, 20, place (d'après Biogène de

DE PLUT ARQUE. 281

)at au rebours, au lieu de la chemise elle rend la honte; et entre eux le mary et la mme se portent plus d'amitié l'un k l'autre, 'autant qu'ils ont plus de honte et révérence an de l'autre ; et peuvent prendre cela pour D signe apparent et certain. Gomme si on rend deux tons accordans, le son demeure au lus gros des deux : ainsi en une maison sage t bien rangée, tous affaires se font bien par MIS deux, d'un accord; mais en l'apparence, mt ce qui se fait ne représente que le gouverement et vouloir du mary. Le soleil gaigna la ise * : car l'homme , quand le vent le vouloit [ffcer avecques ses grandes soufflées de laisser B manteau, il le serroit tousjours plus fort, et etint ainsi son habillement ; et puis quand le ent fut passé, l'homme eschauffé par la chaeur du soleil, et encores après bruslant de ihaud, despouilla le manteau et le pourpoinct '^: dnsi beaucoup de femmes qu'il y a se deba- «nt avec leurs maris quand ils leur veulent

\Mtie ) un prapos analogue dans la bouche de Théano, itfil donne pour la belle-fille de Pythagore, mais qui était it femme, comme le remarque Ménage.

1. C'est-à-dire que, suivant la Table, le Soleil l'emporta nir Borée.... V. cette Table, Esope, 307, éd. d'Hudson; Sophocle, dans Athénée , Deip, , XIII , 82; A?ienus , 4 ; Ihémistius^ OraLXW, p. 208 de Téd. du Louvre; surtout Bibrius^ 18, p. 40 et suiv. de Téd. Boissonade.

1 (Perpunctum) : C'était l'habillement de l'homme pour U partie supérieure du corps, depuis le cou jusqu'à la ceinture.

oster rafifetterie, la braveté^ et la despense, Ik où, si Ion y va par doulceur avecques bonna paroles , elles la laissent et se rangent k h raison.

Caton jecta de la cour ^ un sénateur qui avoit baisé sa femme en présence de sa fille*. Cela fut, possible, un peu rigoureux^ -, mtii si cela est desbouneste, comme il est, d'embn»ser, de s'entrebaiser, de s'entracoller, quand il y a des estranges^, comment ne seroitildeihonneste, quand il y a des gens, de s'oultrager et d'avoir différent ensemble ? Et comment le

1. On a vu plus haut Tancien sens de brave^ p. 50,b.1; de là braveté, braverie, amour de la toilette, parure. Ai XYii* siècle , une femme brave voulait encore dire me femme bien parée. Molière, dans V Amour médecin, ti9lt se. 1 : « Pour moi Je tiens que la braverie et rijusteiimt est la chose qui réjouit le plus les filles. » Sur ce Ml . brave , on peut lire des remarques piquantes de M. Aspère , Hisi, de la formation de la langue franc,, p. M

2. Chassa du sénat.... Ce Romain s'appelait Maniliu: V. sur ce fait Plutarque, Vie de Calon l'ancien, c. 35; cf. Tite-Live, XXXIX, 42.

3. On n'était plus à ce lemps de simplicité où, pov reconnaître si les femmes avaient bu du yin, on usait et la recette dont Auln-GeUe nous a conservé le souverir, X, 23 : « Institutum ut cognatis (multeribus) oseillM ferrent, reprehendendi causa, ut odor indicium facent li bibissent. »

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