‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 15 sur 293 · DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE · texte numérisé non relu

DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE

D'avoir plusieurs seigneurs aucun bien je ne voy ; Qu'un sans plus soit le maistre, et qu'un seul soit le roy ':

ce dit Ulysse^, en Homère, parlant en public. S'il n'eust dit, sinon

D'avoir plusieurs seigneurs aucun bien je ne voy,

cela estoit tant bien dit que rien plus*. Mais au lieu que pour parler avecques raison, il falloit dire que la domination de plusieurs ne pouvoit estre bonne, puis que la puissance d'un seul, des lors qu'il prend ce tiltre de maistre , est dure et desraisonnable, il est allé adjouster tout au rebours :

Qu'un sans plus soit le maistre, et qu'un seul soit le roy.

1. uEstiennede La Boëtie, remarque Moniaigney Essais 1. 1, c. 27, donna nom à son discours La Servitude volontaire : mais ceux qui l'ont ignoré l'ont bien proprement depuis rebaptisé Le contre un. » C'est ce titre que, suivant La Monnoye (voy. son édition des Jugements des Savants par Baillet, t. vu, p. 365), de Thou a traduit assez mal par celui A'Anthenoticon : Hisi, , 1. V, c. 13, et I. XXXV, c. 15 : «Nec Anthenoticon ejus sileri débet.... libellas qui Anthenotici titulo slve de spontanea servitute inscribitnr....»

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