‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 155 sur 293 · Desunir était dès lors plus usité. l · texte numérisé non relu

Desunir était dès lors plus usité. l

3. Enamourer et s'énamourer, d'où les Italiens ont fiit j inamoralo, les Espagnols enamorar, les Anglais lo eMk mour, se trouvaient déjà dans nos plus anciens BumoMi^ j comme l'atteste H. Estienne, qui en cite plusieurs exem- J pies {Precellence, p. 215). Fort goûtés autrefois, on les voit f encore employés au xvi* siècle par Marot : Mon esprit, £ nous dit-il {Rond, 63) ,

Vivoit alors sur la bouche à ma dame,

Dont se mouroit le corps énamouré ; par Louise Labé, Eleg. 2 :

Si toutesfois pour estre enamoufé.

En autre lieu tu as tant demeuré ; par Amyot même et par E. Pasquier; toutefois l'usage dii lors en devenait rare ; et ne faut-II pas dire cependant avec La Fontaine (Fa6., IV, 11 ) ?

J*ai regret que ces mots soient trop vieux aujourd'hui; Ils m'ont toujours semblé d'une énergie extrême.

Mit Olympe * meit peine de prendre la garce, de l'avoir en sa puissance. Or après Tavoir m, elle luy sembla avoir au visage quelque lauté aggreable-, et encores tint elle k laroyne Bsieurs propos sentans sa femme advisee et de mne part. Qu'on ne me face plus cas (ce dit lympe) de ces rapports et calomnies : car tu .les charmes en toy mesme^. Il n'y adoncques mit cœur d'homme qui se puisse défendre t celle qui est sa femme en bon et loyal maige, si elle pourchasse, par vertu et amiables çons, de gaigner son amitié, quand elle met . race, son dot*, les charmes et le reste* en soy lesme. Olympe encores, ayant entendu qu'un lime homme courtisan avoit espousé une belle imme , mais ayant mauvais bruit, ce dit elle : estuy là n'a point d'entendement, car il ne ist pas ainsi marié des yeux^. Aussi peu se oibt Ion marier des doits®, comme font

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