‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 158 sur 293 · Gf. Plutarque, de l* Amour, c · texte numérisé non relu

Gf. Plutarque, de l* Amour, c

4. Il 7 a eu plusieurs personnages illustres de ce nom : .INogène de Laërte, 1, 1 ; II, 3; V, 5; IX, 10; celui que ke ici Plutarque ftit de Lampsaque, id.,X, 19—24. Gf. Uaage, dans ses no t. à ce dern. cbap. ; Fabricius, BibL t., ?ol. II, p. 812. Plutarque mentionne encore ailleurs létrodore; contre Colotes, c. 47; Opinions des pAt7(»o- •*ei, 1,1^,11,1; etc.

gesse, et la saleté fait trouver mauvaise la mesnagerie. Quant k celles qui craignent de rire devant leurs maris, et de leur faire bonne chere^ k fin qu'elles ne semblent estre téméraires et indiscrètes, il n'y a pas grandement k dire d'elles k ^ celles Ik qui ne se veulent pas oindre la teste d'huile , craignant qu'on ne die qœ i c'est onguent, et qui ne se lavent point le visage, de peur qu'on die qu'elles se fardent. Or voyons nous bien que les poètes et orateur», qui se veulent garder d'une façon afifettee* et non pure, toutesfois par artifice s'estudientà conduire k leur gré, et esmouvoir les escoutam par les choses bien inventées, par le bon ordre et disposition , et en déclarant par le propos la complexions des personnes qui parlent*.

A ceste cause il faut que la femme , en biei vivant, se garde et s'exempte bien de tout» j façons excessives, et qui sentent sa femme commune et son cabaref^-, et aussi qu'elle ne s'estudie

1. Bon accaeil, bon visage... ; location expUquée plus haut : de là cherer, faire amitié.

2. l\ n'7 a pas beaucoup de différence entre elles et...^ tour que nous avons déjà rencontré plus d'une fois.

3. Aujourd'hui encore on dit : Il est affélé (afftectatw) dans ses manières, dans ses discours. Le substantif ift surtout usité : L'afféterie du style.

4. C'est-à-dire, en faisant un heureux emploi de la figQV«» connue sous le nom d'élhopée (^Ooicoita, peintulre de mœurs), dont parle Cicéron, OraL, c. 40 ; Quintilien, BnH* Or., IX, 2.

5. Plutôt : de toutes parures excessives qui sentent !• femme amie de la dissipation et la courtisane....

pas moins en toutes ces grâces honnestes, qui rendent les façons plus aggreables , et plus plaisante la compaignie de la vie avecques son nary, l'accoustumant k ce qui est bon par ce lui est plaisant. Mais si de fortune la femme !8t de sa nature rude, et de complexion meancholique et solitaire, il faut que le mary e prenne en bonne part ; et comme Phocion lit k Antipatre , qui luy avoit demandé quelque ihose non honneste : Vous ne pouvez pas vous lenrir de moy pour vous estre amy, et pour rous estre flateur* ; ainsi qu'il face en soy nasme son estât de^ sa femme sage et chaste^ : le ne puis pas avoir avecques moy une femme, foi tienne tout k un coup le lieu d'une femme le bien et d'une courtisane. En Egypte la coustmne n'estoit pas qu'elles portassent souliers, k Bn^ de ne bouger de la maison^ ^ et la pluspart

1. y. Plutarque, Vie de Phocion, c. à2-yApophlh. des MoisetCapit., c. 51.

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