‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 160 sur 293 · Littéralement : Mais il n'est pas public · texte numérisé non relu

Littéralement : Mais il n'est pas public

5. De Lide, porte l'édition originale; 'HXeiidv, dit lepte» et Plutarque parle encore ailleurs {de Iside et Osirid»)^ 'A<ppoôCrriç èv 'HXiôt; c'est une de ces nombreuses fiutWi manifestement étrangères à La Boëtie, que nous étions v/Sfisamment autorisé à faire disparaître. On sait que VBH^

DE PLUTARQUE. â99

pour un advertissement aux femmes de

la maison et de se taire : car il faut s parlent aveeques leurs maris, ou par leurs

et ne se doibvent plaindre et fascher, si dt plus d'honneur de parler, comme les i de flûtes, de la langue d'autruy.

riches et les roys qui portent honneur aux phes, honorent eux mesmes, et les philoaussi : et les sçavans qui font la cour aux seigneurs ne les font pas pourtant^ plus

mais eux mesmes se rendent plus co- . Cela mesmeyoit Ion advenir en Tendroict imes : car si elles se rendent sous l'obeisdu mary, chascun les en prise mieux ^ i elles veulent maistriser , cela leur est dus mal séant que d'estre subjectes. Or

que l'homme commande à la femme,

aeiiBe dans la Grèce par les chefs-d'œuvre des lie possédait en grand nombre. Sur celui-ci, en er.Toy. Pausanias, VI, 25, édit. de Siebelis Lips., 119; cf. Pline, XXXYI, 4 et 5; Janius, tn Catologo ri, p. 160.

là, en conséquence.... On reconnaît ce vieux sens tant dans un souvenir emprunté par Rabelais à té : «J'ay délibéré dans la huictaine démolir iceluy pourtant, quiconque de vous autres aura à se pen-

despesche promptement,» 1. l\,Anc, prolog. mal, faut-il sous-entendre ; c'est-à-dire, moins es , plus décriés ; àSo^oTépoui; , porte le texte. si pris ici dans l'acception du mot famosus des tens que Je ne vois pas d'ailleurs confirmé par exemples.

a déjà vu trop employé pour beaucoup : rien de [uent au ivi*" siècle ; ainsi Bon. des Periers , de-

non pas comme le maistre k son valet , mais comme l'esprit au corps, estant participant de ses passions, se tenant tousjours par amitié joinct avecques luy. Doncques, comme il se peut faire que l'esprit soit grandement soigneux du corps, sans toutesfois s'assubjectir à ses yoluptez et vaines convoitises , ainsi il y a bien quelque moyen de gouverner sa femme en plaisir et par doulceur et courtoisie. Les philosophes disent que les unes choses sont faites de pièces diverses et séparées, comme une année de mer et un camp ; les autres sont de parties assemblées et unies, comme une maison, «ne navire-, les unes toutes unies et d'un natorel, comme chasque animal en soy mesme est conforme k soy^ : quasi de mesme sorte le mariage, si c'est de personnes qui s'entrayment, il est lors du rang des choses qui sont unes et conformes^ ^ si c'est des gens qui sont mariez pour

venu le valet de chambre et le secrétaire de la reine de Navarre , Marguerite^ lai dit en témoignage de sa reconnaissance :

Je me voué au labeur, Pour mieux servir à la vostre noblesse , Trop plus qu'heureux.

Aujourd'hui encore on dit dans ce sens : il n'est pi* trop habile, trop actif, etc.

1. On trouvera ces doctrines stoïciennes exposées diM Sextus Empiricus, Adv, Mathetn. , VU, 102; IX, 78, aiee les notes de Fabricius (Lips., 1718, fol.]; Sénèqae, EfUt^ 102; Plutarque lui-même , Opinionfdes phikûaphett^t 17; etc.

2. tt Certes , dit Montaigne, 1, 27, s'il se pouvoit dresier une telle accointance.... , où non seulement les ain^s

le bien , ou pour avoir enfans , il est de parties assemblées et unies ^ si c'est comme d'aucuns qu'il y en a qui ne couchent point ensemble*, ce mariage est fait de pièces diverses et séparées : car ceux là, k le bien prendre, demeurent bien l'un avecques l'autre, mais non pas qu'ils vivent ensemble. Comme les médecins disent que des liqueurs la meslange s'en fait uniyerselle et en tout 5 ainsi il est mestier^ qu'entre le mary et femme leurs corps, leurs biens, leurs imis, leurs domestiques^, soient meslez et eonfus l'un parmy l'autre. Car le policeur de

eiisent ceste entière jouissance, mais encores où les corp» mssent part à ralliance, où rbomme fast engagé tout entter, il est certain que Tamitié en seroit plus pleine et plos comble.» Cf. Euripide, Médée, y. 249, Stobée, t. 65.

1. Le grec porte le contraire, et Amyot s'est conformé à Illettré du texte^en traduisant : «cCeluy (le mariage) de ceux qui couchent seulement ensemble » (xûv av^^ittOev- ^uv ) ; seulement est ajouté. La Boëtie a supposé que U négation avait été omise par Plutarque, ou plutôt par les éditeurs, et il Ta suppléée ; évidemment, c'est avec fiison : dans le premier cas, en effet, ne voit-on pas qu'il est question des époux unis par le cœur; dans le second, le ceux qui ne sont unis que par le corps; dans le troi- M'ème, de ceux que ne joint entre eux ni l'un ni l'autre len , qui demeurent, comme il est dit un plus loin, mai» lui ne vivent pas ensemble ? Je m'étonne que la correction, dont le français de La Boëtie suggère la pensée, n'ait été indiquée par aucun critique. La ressemblance lie ou et ou explique d'ailleurs très-bien l'omission fautive âeU négation dans le texte.

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