Nécessaire
3. Olxetouç ; leurs parens, dit Amyot ; plutôt leurs con^ naiisances ou liaisons : ce que rend en effet le mot do- 9M9iiques, dans son ancienne acception (familiares).
Rome* défendit que le mary et la femme ne s'entredonnassent ny receussent rien l'un de l'autre, non pas qu'il voulsist^ que l'un ne ùsH participant de rien que l'autre eust , mais afin qu'ils estimassent tout leur avoir estre commun. En une ville de Libye , qu'on appelle Lepte', la coustume du pais est que l'espousee , le jour d'après ses nopces, envoyé a la mère de son mary demander un pot ; et elle ne 1» baille point, ains dit n'en avoir pas^, à fin que la mariée, des le premier jour, ayant apprinsla rigueur maternelle de sa belle mère, ne ae.
1. Autrement dit : Le législateur de Rome , la loi romaine; y. sur cette loi Plutarque, Que$l, rom., S?} Ulpien, \.l,de Donat. int. vir. et uxor, MHgesl., XXIV, l; Brisson, de Ritu nupt,, p. 302.
2. Qu'il voulût.... Ancienne forme de Timparfait do subjonctif, dans le verbe vouloir; ou plutAt, débris do vieux mot vowsir, vouUir, qui avait le même sens. Villehardouin, au c. 36, raconte que la discorde éclata entre les croisés, parce qu'il y en avait « qui voulsissent monit volentiers que li os (l'armée) se despartist. » Marot, prisonnier , expose au Roy comment ses archers l'ont emmené ainsi qu'une espousee:
Je ne sceus tant prescher Que ces paillars me voulsissent lascher.
3. Leptis. Il y avait deux villes de ce nom en'Ubffê* c'est-à-^ire , en Afrique , distinguées par le sumon d« major eitninor, également sur le bord de la Méditerranée: La première (aujourd'hui Lebida), près du fleuve Cinips» c'était la patrie de Septime-Sévère ; la seconde {Lemftait dans la Byzacène, à l'occident de l'tle de Malte, eti»ea éloigné de l'autre : v. Pomponius Mêla, 1,7.
4. V. Hieronymus, adv. Jovinian.y I, 38; cf. Térence, Hecyra, acte II, se. 1, v. 4.
DE PLUT ARQUE. 303
(fespile point ny se fasche, s'il luy survient après quelque chose de dur et fascheux. Il faut doQcques que la femme, sçachant cela, remédie à l'occasion d'où pourroit le mescontentement de sa belle mère provenir. Or n'y a il autre occasion que la jalousie de la mère contre die, à force de grande amitié qu'elle porte à M fils ; et le remède contre ce mal , c'est ^eh femme se pourchasse une amitié de son nary toute sienne et particulière en son enèoict, mais qu'elle ne tire pas à soy et ne di- Une en rien la bonne volonté qu'il portoit ksa mère. Il semble que les mères ayment }hs les fils , pour ce qu'ils ont pouvoir de les leeourir, et les pères ayment plus les filles pour « qu'elles ont plus besoing de leur ayde ; posible aussi que pour faire honneur l'un k l'autre, hascun d'eux veut donner à entendre qu'il yme plus et chérit ce qui est pareil et conarme k l'autre ^ toutesfois * que ceci se pouroit prendre autrement. Mais certes cela est lonneste et bien séant, que la femme se monsre aucunement tenir le party des parens de on mary, et leur faire honneur plus qu'aux iens propres ; voire s'il luy survient quelque ascherie, de s'en descouvrir aux parens de son nary, et la tenir secrète aux siens. Car qui ^eut qu'un autre se fie de soy, il n'y a meil-
1. Se trouve-l-il, est-il vrai, sous-entendu ; en d'autres fermes : Il peut y avoir à cet égard bien des diiïéreoces.
leur moyen que de monstrer qu'il se fie de Iny**, et pour estre aymé , il ne faut qu'aymer.
Aux Grecs qui estoient avecques Cire^,^adve^ tissement que leur donnèrent leurs capitaines, ce fut : Si les ennemis les chargeoient en criant, qu'ils les receussent sans mot dire *, et s'ils les assailloient sans crier, qu'en criant il les repoulsassent : et les femmes d'entendement, quand les maris tancent et crient estans ai cholere, elles demeurent en paix sans dire mot ^ et quand ils se taisent, elles devisant k* eux, et appaisant leurs courages ^, les addoulcissent. A ^
1. a Fidelem si putaveris, faciès,» a dit aussi SénèqiN, Ep, 3 ; cf. Marc-Auréle , Pensées ,1, ttf , avec notes di Th. Gataker (Cambridge, in-4% 1652).
2. Gyrus le jeane, dont il est parlé si faTorablementdaDS la Mesnagerie; y. p. 138 et suiv. Observons d'ailleurs qoe sur ce qu'il rapporte ici, Plutarque ne s'accorde pas toot à fait avec Xénopbon, Anabase , 1, 7.
3. Plutôt avec, deviser signifiant ici parler ensenMe, s'entretenir : v. Nicot.
4. Leur humeur.... Autrefois, courage avait le sens étendu &animus chez les Latins : il est défini , dans le Thresor, par cordis actio. On le trouve employé pour niturel , caractère : Un courage couvert d'un rideau à simulation, signifie un caractère dissimulé; un franc cc^ rage, une bonne nature ; un dur courage, une nature intraitable; le courage de la femme, de l'enfant est léger, c'est dire, comme Nicot l'explique lui-même, que leur caractère, leur pensée manque de tenue, de constance. li se prend en outre pour espérance : bon courage ; pour goût et inclination : il fait la chose de mauvais courage, de mauvais gré ; pour cœur enfin : un courage de père, un cœur de père. Auparavant , dans le moyen âge, w homme de couraige, c'était un homme fâché, irrité, mai- ( veillant ; on disait aussi : je l*ay en couraige (en haine), fi
bon droict Euripide blasme* ceux qui employent la harpe aux festins et banquets : car il eust mieux valu user de la musique et s'en servir pour les choleres et les ennuis -, non pas ainsi comme on fait, pour effeminer encores plus et du lOQt ceux qui sont desjk en lieu de passetemps et volupté. Croyez doncques entre vous que ceux la Taillent lourdement qui dorment ensemble pour la jouissance et plaisir, et qui puis après, quand ibsont en quelque cholere et différent, font i^ix licts, et ne s'advisent pas d'appeller lors 1^ que jamais Venus au secours : qui est pour way, en ces choses, la plus souveraine médecine qui soit point ^, comme aussi l'a bien roulu enseigner le poète', qui fait ainsi parler lanon ;
J'appaiseray tous ces débats entre eux.
Mais qu'une fois^ dans le lict je les meine, Pour les unir du plaisir amoureux.
Or faut il bien qu'en tout temps et en tous eux , la femme se garde d'offenser son mary , t le mary sa femme ^ mais principalement qu'ils en donnent garde, lorsqu'ils couchent et dorlent ensemble. Car celle Ik qui estoit en mal