Dans la Midée, v. 193 et suiv., éd. Taachnitz
1 Ce qui est vraiment, pour de tels maux^ le meilleur, ^plos sûr remède qui puisse être...
3. Le poète par excellence , Homère, Iliade , XIV, 205- BO.Cf. Plutarque lui-même, Vie de Solon, c. 37.
^ Pourvu qu'une fois : locutian expliquée p. 19, n. 1.
d'enfant et qui se tormentoit , disoit k ceux qui la couchoient : Et comment pourra ce lict guarir le mal de ceste chestive qui a pris son mal dans le lict ? Et certes il est malaysé que les querdle» et les oultrages que le lict engendre, se puissent bien appaiser en autre temps ny en autre 1^ Hermioné dit^ , ce semble, une parole veritablei
Quelque mauvaise alors entra chez moy; De là me vint mon mal et mon esmoy^.
Or se fait cela souvent, mais non pas du tout ainsi prins simplement'-, ains quand les noises d la jalousie de la femme contre le mary ont oavert à telles femmes rapporteresses*, non pai seulement les portes, mais encores les oreilles: Doncques c'est lors qu'il faut plus qne jamais qu'une femme de sens bousche l'ouye, et tienne pour suspect ce qui luy vient souffler à l'oreille, de peur que ce ne soit mettre feu sur feu; et est besoing qu'elle aye lors en main un mot de Philippe : car on dit de luy qu'une fois ses amû
1. Dans Euripide, Andromaquet v. 932, éd. cit.; ctNietstrate, ap. Slob., tit. 73; Hieron., adv, Javinian,, l, p.St
2. Souci, trouble. «Aucuns, observe Nicot, escriraH esmay, » De là, l'ancien verbe esmayer ; esmayer qwS^ qu'un, c'était le priver de ses facultés; s^esmayer M déjà rare au xvi^^ siècle ; on disait plutôt s'esbahir,
3. Ce n'est pas alors seulement (quand on ouvre u maison à de telles femmes) qu'on court risque de m perdre....
4. Ou a déjà vu que les substantifs masculins en li^ formaient leur féminin en esse, et non pas en etneconn^ la plupart le font aujourd'hui. Montaigne parle, III, i^i des charmeresses blandices de la volupté.
DE PLUT ARQUE. 307
I Toulaus irriter contre les Grecs, luy disoient l'ils avoient receu tant de biens de luy, et tousfois en mesdisoient-, et il dit lors : Que feroient \ doncques si nous leur faisions maP ? Doncles ^uand ces femmes rapporteresses et invennesses de paroles viennent k dire : Voyez vous oime vostre mary vous tormente, encoresque os Faymiez tant, et que vous vous gouverniez si gement ? il faut qu'elle die en soy mesme : Que roit il doncques si je commenceois à luy vouloir al et luy faire tort ? Un qui veit à chef de pièce ^ i sien esclave fuitif ^ le suivit; et le voyant fuir, pour se cacher qu'il gaignoit le moulin k bras : ; où est ce donc que j'eusse peu souhaiter de te Miver mieux k propos* ? Doncques la femme qui
!• €f. Piatarque , Apophlh, dis Roig et Cap. , c. 27 , c. ; Thémistius^ Orat, VU, p. 95 de Tédit. citée. 8. Après un certain temps, à la fin.... 6ià xp^o^? lit-on as le grec ; long tempe y avoit, traduit Amyot ; c'est à m. pr^s ce que dit La Boëtie. A chef, c'était au bout , à ilrémité ; on disait : « à chef de la vallée , au chef de ois semaines.... iicAe/" de pièce, continue Nicot, ou en I de compte , c'est : finalement (ad extremum). r> On wrrait même rendre littéralement cette locution par au Htf de beaucoup ( de temps ) : car pièce signifiait longue irée ; Pièce a (d'où pieçà) , il y a pièce de temps , il y a ■Hemps. y. sur cemotU.Estienne, PreceUence,^, 277.
3. c Fugitif ou fuitif, » trouve-t-on dans Nicot. La semde forme était particulièrement usitée dans le Midi : ^^li^, mettre en fuite.
4. On se rappelle que les anciens punissaient leurs esdtres en les envoyant au moulin tourner la meule, travail •» effet fort rude : v. Térence , AndriennCy acte I , se. 3, ▼•26; Pline, XVIII, 11.
par jalousie fait divorce avecques son mary, et qui s'en passionne si fort , qu'elle die en soj mesme : Celle Ik dont je suis jalouse, où serait elle plus ayse de me veoir, et qu'aymeroit elfe que je feisse , sinon ce que je fay, de me tfl^ menter en ceste sorte, et d'estriver contre* moi mary, et d'en quiter la maison mesme, le M et le mariage ?
Les Athéniens font solennité de trois contres^, du premier au lieu de Scire*, en mémoire des plus anciens et premiers grains semez, dï second, k Rarie*, du tiers* au dessous de Ki
1. De Yivre en mauvaise intelligence , de me querella avec... lyestriver, les Anglais semblent avoir faitleir verbe to slrive. (s^efforcer, se débattre), que Ton peutanni rattacher, il est vrai, à Tallemaud slreben, Y. sur ce mol» p. 193, n. 3.
2. Exécutent trois labourages sacrés.... Contre, traehant de la cbarrue, est pris pour culture. Des eéiémonies ici mentionnées , de ces trois fêtes dans lasqudlN. on conduisait solennellement la cbarrue, il n'est d'aillMVi fait aucune autre mention chez les auteurs anciens tv* J. Meursius, de Regno Athen,, l, 14. Cf. Montesquiei» Esprit des Lois, XIV, 8.
3. A Scire , IxCptf). C'était un bourg de TAttique , mMi* tionné par Pansanias, 1, 36, où le culte de Gérés étaitpartb culièrementen honneur. La fête qui s'y célébrait empn»tait du lieu son nom de Scirienne, TàSxCpta, SxCpa: V.Affstophane, V Assemblée des Femmes, v. 18 ; les fêtes de CMh V. 834 , avec les notes du scholiaste à ces deux passigif.
4. y. sur ce lieu aussi consacré à Gérés , Meursins, i^ Regno Alhen,, 1, 14 ; et Ruhnken, in nol. ad Homericm hymnum in Cererem (1782).