‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 164 sur 293 · Cf. Hieronymus , adv, Jovinianum, i, p · texte numérisé non relu

Cf. Hieronymus , adv, Jovinianum, i, p

4. Le public et ses propres amis, àyopàv xal çiXov^ict qui explique la manière dont La Boëtie a traduit àropâv, c'est que dans l'antiquité on rendait la justice turlapUte^ ptUilique , comme en France on Ta rendue, de temps immémorial , dans des hôtels appelés patot'«.

tf. Des parfums... Y. Théophraste, de Catu. ptofU., Vf, 4; Elien, Nal. an,, i , 38 ; III, 7; IV, 18; cf. /d., V!,»; Aristote, Hisl. an., IX, 40.

DE PLUTARQLE. 3H

mt sentir les ongueus il advenoit que les femmes irinssent foies et insensées, ce seroit bien chose krange si les hommes ne vouloient s'abstenir s onguens, et si pour un si court plaisir ils ne noient compte de veoir les femmes ainsi mal einees. Puis donc que elles en viennent k cela, m pas quand les hommes se perfument, mais mrà ils couchent avecques les garces,c'estchose op desraisonnable, pourune volupté petite, que B hommes ayent le cœur de tant troubler et tor- Niter les femmes, et qu'ils ne veuillent aller elles purs et nets de la compaignie de toutes itres , comme font ceux qui s'approchent des Kmches k miel: pour ce que les abeilles se fashent, ce semble, de ceux qui sont avecques les îmmes, et leur font la guerre* .Ceux qui vont près les elephans ne portent point robbe luisante , lyde rouge ceux qui vont près des toreaux: car «8 bestes deviennent farouches en voyant ces Mleurs *, et dit Ion aussi que les tigres^ au son lu tabourin^ deviennent du tout enragées, et se lesmembrent elles mêmes. Puis doncques qu'il y a des hommes, les uns qui voyent contre cœur les

1. C'est ce qu'assurent Elien, Nal an,, V, 11; Florentioas^ in Geopon., XV, 2, 19; etc. Il est inutile d'ajouter que c'est là un de ces nombreux préjugés répandus chez les anciens, dont l'observation des modernes a fait itttice.

1 Ce mot est ici du féminin , suivant son étymologie Htine; néanmoins on trouve un tigre dans Nicot, et dans ^ïonsard, une ligresse.

3. On disait alors labour et lambour (en itai. lamburo), ^Œftourincr, labourineur.

robbes teintes en greine, les robbes d'escarlate', les autres se despitent d'ouïr les cymbales' ettibourins , qu'y a il tant a faire que les fenuM s'abstiennent de telles choses, sans troublcarM aigrir leurs maris, vivans ayec eux bien et ordaineement en une doulceur paisible? Une fenuK dit k Philippe qui la trainoit par force : Lasriie moy-, toutes femmes sont unes, la lampe mkek part^ Cela futtresbien dit contre les paillarsel concubinaires^ : mais la femme mariée, il fail, mesmes lors que la lumière est ostee , qu'elle ne soit pas de mesmes que les femmes commuDes; ains quand le corps ne se voit point , que Ion paraisse en elle sa chasteté et tout ce qu'elle garde propre k son mary , sa volonté ordonnée, son affe^ lion.

Platon advertissoit les vieux d'avoir honte des

1. Pins exactement : les robes teintes en écarlate, tof , robes de pourpre.... Greine ou graine (granum), c*éutt proprement Tespèce de cocheniUe qui donne la teioUm d'écarlate, le kermès; en latin, coccum: de là grenat.

2. Allusion au culte de Cybèle^ qui attirait alors et séduisait beaucoup de femmes : v. Juvénal, SaL, VI, ^Hi Cf. Lucrèce, II, 618 et suiy.

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