‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 165 sur 293 · Cf. Apostolius, Prov., XII, 24; Erasmus, ^da^r., p · texte numérisé non relu

Cf. Apostolius, Prov., XII, 24; Erasmus, ^da^r., p

4. Les débauchés et les adultères.... Coneulnnaire,i» concubine, nous vient des Latins. Paillard désigne, âm Rabelais (I, 16), Thomme de campagne qui coucha sv II paille, le vilain, le rustre. De là, suivant qnelques-uib paillard^ dans la mauvaise signification que le peapieiii a conservée jusqu^à ce jour, parce que, disent-ils, le vki et la misère sont ordinairement réunies. D'autres, et, f* semble, avec plus de raison, dérivent ce mot de p^ex o« «a)J^axi^, femme de mauvaise vie.

DE P1.UTARQUE. 313

(^ afin que les jeunes se maintiussent eii tnr endroict avec honte et révérence : car Ik où ISB vieillards sont effrontez , il ne pensoit pas [s'il se peust trouver aux jeunes aucune modestie ty discrétion. Il est besoing que le mary se soueuant de cela n'aye honte de personne tant ne de sa femme , comme estant le lict du mary I vraye escole de chasteté k la femme , et de I Toye bien ordonnée. Mais celuy qui jouit de His ses plaisirs , et les défend k sa femme , c'est ty plus ne moins que celuy qui commande à sa Nnme de tenir bon contre les ennemis, ausquels i s'est rendu luy mesme. Or quant k aymer «litre mesure les bagues et joyaux, ô Eurydice , oy qui as leu ce qu'en a escrit Timoxene^ k Ari- Aille , essaye toy de le ramentevoir^ Et toy, ô

1. De respecter les jeunes gens, d'être réservés devant îsx : Y. liY. y des Lois, trad. de M. Cousin, t. vu, p. 259. Cette citation a été plastetirs fois répétée par Piutarque laas ses Œuvres morales; on la retrouve aussi dans le Witopogon de Julien. Cf. Gicéron, de Offlâiis, l, 34 ^ Stobée, Serm,, titre 42.

1 Reiske présume qu'il s'agit ici de la femme même de Mstarque (on verra dans la lettre de Consolation qu'elle l'appelait Timoxène, comme sa fille), et que sous la forme i'oD traité, elle avait transmis à une de ses amies, Aristilla, et sages préceptes de conduite. Wyttenbach est peu porté aie croire ; on ne trouve pas d'ailleurs, remarque-t-il, ces •MM mentionnés parmi ceux des femmes qui ont cultivé lu lettres.

1 De le rappeler à ton souvenir, de le repasser dans ta Uteoire... Rac, remenlare, basse latinité, de mens : « Ce Irit me ramentoit ma jeunesse ; ils ramentoivmt leurs M\n ; acte ramentevable ( mémorable ) ; ramenteur, . t€lai qui rappelle ; n» locutions alors usitées.

LaBoetie. 44

'Mi REGLES DE MARIAGE

PoUioQ , ne pense pas que ta femme s'abstienne de ccscuriositez et excessives despenses, si elle te voit faire conte ailleurs de pareilles choses, el prendre plaisir aux doreures des tasses , au peintures des chambres, aux hamois des mulets, aux caperaçons des chevaux : car il n'est pas possible de chasser du cabinet des femmes lasup^ tluité , si elle a prins place bien avant dans le garderobbe^ deshommes. Etpourtonregard, c'est maintenant k toy qui es desjà en aage pour pracliquer la philosophie , d'agencer ta façon de vivre , en te mettant devant et t' appropriant tontes (OS bonnes choses que tu ois dire , ainsi qn'oa les t'a monstrees , et qu'on en a gamy ton esprit; (»t aussi de faire part à ta femme de ce que ta pourras de toutes parts recueillir, comme Pabeillc, de bon et proufitable^, mais que ce soit en Je protrayant et représentant en toy mesme'. En ccste façon devise avec elle, luy rendant

1. On disait, au \yV siècle, un garderobbe comme bb gardemanger,

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