‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 170 sur 293 · Jfo<ftf, sous-entendu · texte numérisé non relu

Jfo<ftf, sous-entendu

3. y. le Jugement qu'en ont porté Dacier, dans la fl^ de Plutarque, c. 19, et M. Villemain , Mélanges, t. ii,P' 350. On peut rapprocher de cet ouvrage la lettre de Salpicius à Cicéron sur la mort de TuUia, et une antre lettre de consolation adressée à une mère par P. L. GoarJer, ^ sentait si bien l'antiquité (t. ses LeUre$, Parts, 1828).

LETTRE DE MONTAIGNE. 32f

le sa Yie^ Mais je laisse à Plutarque la charge de roas consoler, et de \ous advertir de vostre debvoir n cela, vous priant le croire pour Tamour de moy : ar il vous descouvrira mes intentions, et ce qui se leataUeguer encela, beaucoup mieux que je ne feois moy mesme.

Sur ce, ma femme, je me recommande bien fort à ofltre bonne grâce, et prie Dieu qu'il vous maine&ne en sa garde. De Paris> ce 10 septembre 1570 :

Vostre bon mary,

Michel de Montaigne.

1. Montaigne perdit encore plusieurs autres enfants en U âge {Essais, 1 , 40); et il ne put élever qu'une fille iMDniée Léonor, née en 1572. Elle épousa par la suite le eomte de Gamaches, comme l'attestent plusieurs pièces ( Ters adressées à Léonor^ dame de Montaigne, vicomut de Gamaches^ par mademoiselle de Gournay, sa mr d'alliance. Sur la famille de Montaigne , v. Tédit. itée de M. Le Clerc, Disc, prélim., 1. 1, p. 121.

E PLDTARQUE A SA FEHIIE.

lia à sa femme ^ bonne et heureuse vie,.

ne que tu m'envoyas pour me porter iUes du trespas de l'enfant se four-

t sur le genre des Consolalians : pour plus de lentsàce sujet, on pourra voiries 0(fiervaêUm$ )ach sur Plutarque , Cansol ad ApoUonium , )l9!i et saiv.— « Il me semble, observe Diderot de Sénèque , $ 41 , que la CansolalioH est un rage peu commun chez les anciens, et tout à des modernes. Nous louons les morts qui ne lent pas ; nous ne disons rien aux vivants qui . nos côtés. Cependant, à quoi Thomme éloil mieux employer son talent qu'à essuyer les celui qui souffre ; à Tarracber à st douleur, dre à ses devoirs ; à le réconciUer avee la vie , rents , avec ses amis , par la considération du i reste à faire...?» L'objet de cette composibeureusement déGni ; mais le premier point fort contestable. Ce genre, en effet, que l'on nécessaire à Tbomme, ne lui a manqué jamais, ae les sentiments de douleur auxquels il s*ais le voyons cultivé, dès les temps les plus r les poètes ; ensuite il entre dans le domaine ophie , dont il forme Tune des parties les plus i; Sénèque {Epist., 9tf) et Cicéron (TWctif., I , 2a,31,34;IV,29,y.9;etc;) nous en font B nombreuses et de très-antiques applications, issement de Tempire, et de plus en plus depuis ie,il acompte surtout d'illustres repréieii-

Yoya*, à mon advis, sur chemin, en venant à Athènes; mais je l'entendis^ k Tanagre, quand j'y fus arrivé. Quant k l'enterrement , je croj

tants; on connaît Télégie d'Ovide ou de Pédon kUnt\ Sénèque lui-même a écrit trois CoTUOlaliom, dont den font autant d'honneur à l'élévation de son Ame qu'à celte de son génie. Les noms de Dion Chrysostome ((hr,,Xfl et XXX), après lui, d'Aristide (Or,, \l), de Dion Gassiai, (XXXVIII, 18), de Boëce, etc., rappellent en outre, des ouvrages analogues et remarquables qui obtinrent plu on moins de célébrité. Plutarque, par son traité deVÈxil, et par sa Consolation à Apollonius , paya tribut an goàt dé son temps ; mais avec cette dernière œuvre en particulier, qui date de sa jeunesse , et trahit le rhéteur dm plusieurs passages, il ne faut pas confondre la leUre&msolatoire dont la traduction va suivre. Elle mérite, entre ses travaux, une place à part. Ici, ce n'est plus un écrinÉi, un sophiste, c'est un homme que nous allons enteaire. Celui qui cherche à endormir la souffrance, souffi'e aimi , et son émotion n'a rien de factice; c'est répancheifieit vrai des sentiments qui oppressent son cœur. Dans toit ce morceau se révèle l'affection du père et de l'épàn qui ne cherche pas à étaler sa science et son esprit, maiti soulager des maux qu'il partage; qui s'efforce desonteair, en ayant besoin de soutien lui-même; et fait preuve, dut cette délicate entreprise , d'autant de prudence et Ù j réserve que de dévouement et de tendresse. j

i . Henry Estienne , Precellenee , p. Ii9 , au sqjet de ce j root, « prie de considérer comment nostre langage a Wei sceu s'ayder de quelques petites particules latines pour faire des excellens verbes composez. L*une d'ieelles cit foras : car quand , pour exemple , de voye, il eut feiteavoyer, renvoyer, convoyer, il adjousta se forvayer, fmatvoyer, comme si on disoit aller for la voy«, estant for poir forcu i i> suivent des considérations curieuses sur l'eaifflo' . et le sens de cette particule for dans notre andeii \»- «•ge. j

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