‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 179 sur 293 · V. sur celte orthographe, p. 121, n · texte numérisé non relu

V. sur celte orthographe, p. 121, n

3. On a déjà vu ce verbe se douloir, se doloir, être afflié, être dolent: je me deuls, tu te deuls, il se deuU, nous 0Q8 douions et deuillons, etc. Ronsard, dans ses Elégies :

Lisez ces vers, madame, et vous verrez comment. Et pour quoy je me deuls d'amour incessamment ; t Bonaventure des Periers , dans une pièce gracieuse dressée à la reine de Navarre :

Ignorance Tant nous lance, Qu'elle nous contraint vouloir Sapience , Dont l'absence Nous fait errer et douloir. .

^- De même on disait autrefois mesconseiller, donner der mauvais conseils; mescroire, ne pas croire; mesaymerr 'aïr; mesparler, mal parler; se mesmarier, se mal ma- ^^^{ie mésallier); etc.

bien nous debvons à la fortune pour ce qu'il nous demeure. Certes ny plus ny moins qu'on a veu quelques uns qui se sont amusez k tirer les vers d'Homère où il y a quelque faute m commencement ou à la un , laissans ce pendant passer sans y prendre garde tant de belles et grandes inventions * , ainsi seroit il de toy, si tu voulois recercher curieusement les infortunes de ceste vie humaine, et pour le regard des biens qui te viennent k foison et k monceaux, tomber en la mesme maladie des avares et riches mechaniques% qui ayans amassé de l'argent de toutes parts, n'en usent point' quand ils l'ont perdu.

Or si tu plains ta fille pour estre morte sans avoir esté mariée et porter enfans\ tuas (le l'autre costé de quoy te resjouir de ce qu'il n'y a aucun de ces biens Ik qui te défaillent, et dont tu ne sois participante : car ce seroit bien folie de penser que ces biens fussent^ grands,

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