‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 208 sur 293 · Omnes · texte numérisé non relu

Omnes

Gestiet a furno redeuntes scire lacuque...

(Horace, SaL, 1,4, 36.)

3. y. à ce sujet la satire xi de Régnier, intitulée le Mauvais gisle.

Enumerem, quoties rivalisrixa, quibusque Grande malumdederit? Luit hic pede cœsus; atillttin Semianimem pueri referunt* : hic lumine laevo* Ëxeussus redit; huic redeunti, in limine, guttur Prœrepta pro nocte furens transfixit amator. Persaepe offensi levius doluere mariti.

Edit et hic monumenta sui Venus , edit et illic. |f Adde malum , quo nec gravius nec certius uUom, j^ Nota lues , Italis si credis , Galliea : sed nos ;Ji

Et nomen que et rem ItalisB concedimus œqui ^ ^ Hujus nulla quidem fuga ; ne speraveris : unum j^ Hoc âge, te ut redimas minimo ; primumquepodag» ^ Si potes , hoc parvum est ; seu mavis ulcère putrl jj Aut pedis, aut surae , autoculis, nasove pacisci. ^ Quippe hœc haud raro concurrunt omnia : felix Gui tantum alterutrum restaverit *. Et tamen ut sic

i. Cf. Horace, Sal., 1,2, 41.

2. C'est évidemment à tort que Tédition originale porte limine lœvo. Plus d'une Taute semblable dans ces vers,témoigne que le latin n'avait pas été imprimé avec plus de < soin que le français.

3. Guillaume Colletet, dans son ouvrage inédit, Vin j des poêles français, ( il est conservé à la Bibliothèque da Louvre), rappelle ce trait par ce qu'il nous dit de La Péruse : c(Il mourut à vingt-cinq ans de cette honteuse ma- s ladie,

Quam vocat Hispanus Gallam, quam Gallus Iberam, Imperium toto qux tamen orbe tenet; comme il me souvient de l'avoir appris autrefois d'Eslienne Pasquier luy mesme qui l'avoit cogneu et qui Tavoitplaini tout ensemble.» On retrouve aussi la pensée deLaBoelie dans une épigramme de Voltaire , Poés, mêlées , 60. Aujourd'hui encore les allemands donnent le nom de malaiit française k ce fléau de tous les pays.

4. Forme barbare, qui atteste avec quelques autres ineorrections de ce genre, qu'un dernier coup de peigniy po^'

uacumque effugias, alte succinctus inunctum orrebit flammis medicus, penitusque requiret ;iie maii latebras; nequidquam : nam modo pelle xuta, erumpes serpens novus ; altéra saxa usres rursus ubi impingas, quia tetrior bœret us nec eum scabie queat exsudare libido.

Haec eum sint, graviora etiam, quae dicere longum erpetienda tibi , confer jam dulcia : quam non tlevis, et parva est, et denique nulla voluptas? uantulum in hac suave est quod poscimus? interit una xoriens : dicto citius fugitiva, fruentera eserit ; eripuit sensum volucris fuga : certe ut fuit, aut veniet ; nihil est praesentis in illa. nte labor, post haec fastidia : mox redit idem* idomitus furor, atque iterumque iterumque recurrit Titus, adlatratque epulis, et pabulanota .ppetit , illectus vanis et imagine falsa. [am quae titillant tam momentanea^ sensus, 'amque exili animum perfundunt rore, quid illa fos facimus tanti? Contra, qui plurimus lambit !t circumyallat iate dolor altus , et acres aflgit morsus, hune temnimus, et mala laevi

mprunter un mot de Montaigne, a manqué aux vers de ^a Boëtie, mais qui ne doit pas nous faire méconnaître 'esprit et la verve dont souvent ils élincellent. 1. Cf. Lucrèce, IV, 1110 :

Inde redit rabies eadem, et furor ille revisit

Quum sibi, quod cupiant ipsi, conlingcre quaerunt ;

Nec rcperire malura id possunt quae machioa vincat :

Ihque adeo iocerli tabescunt volnere cœco.

% Mamenlaneus ne se trouve que dans Celse et dans

Tertallien. C'est à tort qu'on lit ce mot dans Tite-Live,

H, 7; la Traie leçon est : «Tam levi momen(o mea apud

vos fama pendet ?» Y. Forcellini, éd. citée^ t. m, p. 136.

Dissimularous, vixque etiara sentire fatemur? Morbus, ne dubita, morbus. Gui fœtida olebunt Suaviter, aut dulcem réfèrent absynthia succum , Hic num sanus erit? ni failor, non magis ac cui Nil dulce est. Neuter gratis diseemit amara; L

Et peccant ambo pariter , sed dispare morbo ^

Affectis stomachis , et desipiente palato. •^

Quo magis erroris, quem nos adsciscimus ipsi^ y^ Naturam, immemores gnati, causamur inique, Tanquam nos aliquam in fraudem pellexerit : atqui Ingenitam si vim sequimur, studiosius illa -

Vitat quae lœdunt , quam deleetantia curât ; ^'

Nec sic lœtitia, quanquam est cumulata, movemur, ,^: Ut vel tristitia mediocri offendimur. Urit >ï

In cute vix summa violatum plaguia corpus, ^

Quando valerenihilquemquammovet. Hoc juvat unm ^ Quod me non torquet latus aut pes : cœtera quisquaœ ^ Vix queat et sanum sese et sentire yalentem. ,

Unde igitur miseris jucunde vivere? quidve -,

Constanter pureque dabit gaudere? nibilne est Tristia quod vitae permistum condiat? immo Virtus , deliciœ verœ , Gharis ipsa, merum mel* , Sed tantum sapienti, ex sese , qui sine fuco

1. Ce vers charmant semble inspiré par un soaTCDir ! de Lucrèce, IV, 1155 :

...Chariton mia, tota merum sal.

On se rappelle aussi, dans Montaigne, la gracieuse peinture du séjour habité par la Vertu, séjour auquel oo n'arrive toutefois, comme on Ta vu plus haut, qu'après afoir surmonté beaucoup d'obstacles; il nous la montre, 1, 2Si «logée dans une belle plaine fertile et fleurissante:...» c'est que suivant lui, elle est «la mère nourrice des pltisirs humains;... son prix véritable est en la facilité, utilité et plaisir de son exercice. y> Cf. dans Charron , Saguit, II, 3, la définition « de la vraye preud'hommie. n

trorsus verum dijudicat, et neque vulgi sm mandare fabis, nec cœcs sustinet urnse ^ lit nihil est felix usquam , aut prsestare beatum Ar potest virtus. Sola bsec, quo gaudeat, in se imper babet^, bene prseteriti sibi conscia, sorti laBcumque est prsesenti œqua, et secura futurœ. diga nullius , sibi tota innititur : extra I cupit aut metuitS nullo violabilis ictu ,

i. Or le plus souvent, dit Charron, Sagesse, l, 20, u des ilx advis et rapports du vulgaire se forme en Tame une considérée opinion, que nous prenons des choses, qu*eli sont bonnes ou mauvaises, utiles ou dommageables, à ivre ou fuir, qui est certainement une tresdangereuse ide et téméraire niaistresse... Partant, le commence- SDt de la sagesse est de se garder net, et ne se laisser iporter aux opinions populaires, /&., 48... On doibt rerder à ce qui est bon et vray en soy, et non à ce qui le mble et qui est le plus usité et fréquenté^ et ne se laisr coiffer et emporter à la multitude,y> II, 1; etc.

2. Montaigne nous parle également de uceste volupté li en la vertu mesme est le dernier but de nostre visée,... lupté gaillarde, nerveuse, robuste, virile, et qui n'en est le plus sérieusement voluptueuse.» C'est là ce qu'il ipelle tf un plaisir suprême et excessif contentement,» »., I, 19. uLa vertu est, dit-il ailleurs (III, 5), qualité aisante et gaye. »

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