C*est le développement de ce beau vers
Ipsa quidem virtus sibimet pulcberrima merces.
(Silius Italicus, XIII, 663.) our le portrait du vrai sage. Cf. Sénèque, Thyesie, acte i,sc.2,chœur; et Charron, 5a^., 11,1, où il loue m le maiement réglé de nostre ame,... et ceste santé constante e Dostre esprit, ceste bonté et facilité de nature... qui tous Tend calmes et sereins, et nous tient en belle asiette, jet squables, unis, fermes et acerez contre l'effort les passions... »
SubiimiSy recta, et stabilis, seu pauperiem, seu Exilium, mortemve vehit currens rota, reram Insanos speetat, média atque immobilis, sstus^ Hue atque hue fortunafurens ruit : iila suisse Exercet Isetaofficiis, secum bona vere Tuta fruens , ipsoque sui fit ditior usu*.
0 mihi sîlîeeat tantos decerpere fruetus, Si liceat, Moutane, tibil Experiamur uterque : Quod nihabitis potiemur, at immoriamurhabendis*!
XXI. In tumulum Martialis Belotii, patris^. Belotius ad natos super stites.
De me securi , feiiees vivite natl ,
1. Cf. Horace, Od., III, 3, i" strophe. Déjà Lucrèce ayait • dit, au commencement du I. II, de Rer. Nat, , v. 7:
Sed nil dulcius est bene quam muniia tenere Edita doclrina sapientum lempia serena....
Montaigne enfin, avec sa fougue gasconne: «Le sage est cinq cens brasses au dessus des royaumes et des duchei.» Ess., I, 42.
2. Ce portrait de la vertu est tracé de main de maître. Lucrèce, que nous venons de citer, n'en eût pas désavoué le style et les images, la touche ferme et le coloris admirable. On peut rapprocher de ce tableau, et aussi de li pièce III ( V. p. 363 et suiv.) , plusieurs traits de la Canzone iT de Pétrarque ce la gloire et la vertu x>.
3. Apostrophe sublime, qui peint d'un trait la beauté d« ces deux âmes, attirées l'une à l'autre par le goût et i« culte de la vertu.
4 C'est le père de M. de Belot auquel est adressée ti première pièce de ce recueil, v. p. 357, n. 1. Comparera celle-là, deux élégies de Properce, I, 21, IV, H.
Wil jam quod pietas vestra queratur habet. îque adeo lati décorât quem purpura clavi * ,
Flere, valent si quid jussa paterna, veto, uo vitam^ saturo? centum complevimus annos.:
Hocsatis, aut cuiquam quid satis esse potest? •édite , prœtcrito primi jam limite seeli ,
Dixi : confeetum num renovatur iter?
uam timui emeritus ne longa recurreret aetas,
Vita foret fracto neu repetenda mihi.
it vixissc scmel : jamdudum fessa maligno
Pollice prolixum Parca trahebat opus.
uinego, ceu carpenstua tempora, nate, verebar
Haec tibi ne posseut adnumerare Dei *.
on raea vita fuit justum quœ excesserat sevum :
Quœ tibi nune vegeto vivitur illa mea est*.
1. Ou apprend par ce vers que M. de Belot, ami de Mouligne et do La Boëiic, était en même temps leur collègue u parlement de Bordeaux. Remarquons d'ailleurs que 'Uospital s'exprime de môme en s'adressant au cardinal a Bellay, liv. I,p. 45:
At speciosus honos, capilisque insigne décorum Te Romac relinent, et lati purpura clavi,,m.