‹ Œuvres complètes, réunies et publChapitre 232 sur 293 · En ce débat... : v. pour ce mot p. 193, n · texte numérisé non relu

En ce débat... : v. pour ce mot p. 193, n

^. Et je ne puis encore avoir aucune assurance contre )on mal, aucune garantie de sa fin.

Rapprocher de ce sonnet la Ballade 10«et le5ontt« 111 « Pétrarque.

Or dis je bien» mon espérance est morte; Or est ce fait de mon ayse et mon bien. Mon mal est clair : maintenant je voy bien, Tay espousé* la douleur que je porte.

Tout me court sus^; rien ne me réconforte^; Tout m'abandonne et d'elle je n'ay rien, Sinon tousjours quelque nouveau soustien, Qui rend ma peine et ma douleur plus forte.

1. On trouve également chez les Anglais cette acception figurée da verbe to etpouêç, se confondre, s'ideatifier avec. Ainsi Shakspeare , dans la tragédie de Henri Y, acte IV, montre le dac d'York qui , étendu sur le champ de bataille avec Suffolk , compagnon de ses exploits, se traîne près de lui , pour expirer en l'embrassant , conmie marié à la mort : espoiued to death.

2. On a déjà remarqué combien nos anciens goûtaicBt ces termes quMls avaient empruntés au noble art ai iA vénerie, où ils se vantaient d'exceller , a se delectaos pir especial (surtout) en trois choses , en amours , en année, et en chasse. i> V. la Precellence de H. Ëstienne , p. fS^ 86» 88 ; et les notes que j'ai données plus haut, p. 71 et77. On sait que de telles expressions plaisaient fort à Montaigne, 'qui jugeait que « les formes de parler, comme le< herbes, s'amendent et se fortifient en les transplantant.» Ess., III, 5.

3. Cotnfort et eomfor table, que nous avons repris récemment aux Anglais, leur viennent de nous ; et ces mémei mots, nous les avons aussi, comme l'observe H. Esti«)De, prêtés aux Italiens {Precellence, p. 234) : de là, Bembo

Cosi mi vien da voi gioia et conforta. Ainsi me vient de vous joie et confort ; et Pétrarque :

Speranza mi lusinga, e riconforia.

V espérance me flatte et me reconforte.

Ce que j*attens, c'est un jour d'obtenir Quelques souspirs des gens de Tadvenir.

Quelqu'un dira dessus* moy par pitié :

Sa dame et lui nasquirent destinez, Esgalement de mourir obstinez , L'un en rigueur, et l'autre en amitié >.

J'ay tant veseu chestif, en ma langueur*,

1. On permet aux poëtes , disait encore Vaugelas (t. i , 3tf3), d'employer, pour la commodité des vers, où une llabe de plus ou de moins est de grand service , le comsé an lieu du simple, dans des prépositions de cette tare ; en d'autres termes , de dire dessus, dessous , dans, dehors , pour sur, sous, dans, hors, les premiers Hsne devant dans la prose servir que comme adverbes. lis peu après. Th. Corneille inodiGait cette observation r la note suivante, placée à ce passage des Remarques »., p. 355) : tf On a rendu la langue françoise si pure , l'il n'est plus permis aux poètes, non plus qu'à ceux qui rivent en prose, de mettre les prépositions composées ur les simples. Ainsi il faut dire en vers, sur, sous, ins, hors, et non pas dessus, dessous , dedans , dehors, rsqu'il suit un substantif, et que ces prépositions ne auvent tenir lieu d'adverbes. »

2. Ces stances , pleines de mélancolie et simples avec larme , rappellent quelques traits d'une élégie de Procrée , II, 1 :

Una mecs quoniam praedata est femina sensus,

Ex hac ducentur funera nostra domo...

Taliaque illacrynians mutse jace verba favillse : Huic niisero fatum dura puella fuit !

t. id., II, 13, 35; et Pétrarque, Sonn. 61, 99, et surut 181.

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