Quoique
3. Redevenir Ubrc, c'était, suivant les anciennes formules d'alTranchissement, rentrer dans son bon sens, in sanum intelleclum. Voy. une formule de 1185 , citée par Voltaire, Ilisioire du Parlement, c. II : «C'est qu'en effet, ajoute cet auteur, le bon sens est opposé à l'esclavage. >^
si, pour avoir la liberté, il ne luy faut que la désirer ; s'il n'a besoing que d'un shnple vouloir , se trouvera il nation au monde qui l'estime trop chère , la pouvant gaigner d'un seul souhait , et qui plaigne sa volonté k recouvrer le bien, lequel on debvroit racheter au pris de son sang, et, lequel perdu, tous les gens d'honneur doibvent estimer la vie desplaisante et la mort salutaire? Certes, tout ainsi comme le feu d'une petite estîncelle devient grand et tousjours se renforce, et plus il trouve * de bois et plus est prest d'en brusler -, et, sans que on y mette de l'eau pour Testeindre, seulement en n'y mettant plus de bois , n'ayant plus que consumer , il se consume soy mesme , et devient sans forme aucune et n'est plus feu : pareillement les tyrans , plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et destruisent , plus on leur baille , plus on les sert, d'autant plus ils se fortifient, etdeviennent tousjours plus forts et plus frais pour anéantir et destruire tout. Et si on ne leur baille rien , si on ne leur obéit point, sans combatre, sans frapper, ils demeurent nuds et desfaits, et ne sont plus rien, sinon que comme la racine, n'ayant plus d'humeur et aliment , devient une branche seiche et morte.
Les hardis , pour acquérir le bien qu'ils demandent , ne craignent point le danger, les advisez ne refusent point la peine. Les lasches et