Felf félon (fallo), déloyal , trompeur : ainsi Catulle
JaiDJam nulla viro juranti femina credat , MuUa viri speret sermones esse fidèles.
{EpUhal. Pelei et Th€lidos,y, 143.)
2. Ancien formait trois syllabes. Du Bellay, dans sa complainte sur la mort du duc Horace Farnaize : y>
Par la dexlre horacienne
11 (le Tibre) esperoit quelque jour,
De sa fortune ancienne
Veoir quelque brave retour.
r. les Regrets, s. 112; Régnier, Sal, X, 141, etc.
3. Noblesse, générosité : u On a dit gent, le corps mt, remarque La Bruyère , c. 14 : ce mot si facile noniulement est tombé, Ton voit qu'il a entraîné geniU ins sa chute. y> Sur ce dernier terme, dont la signification du moins été fort restreinte , v. p. 102, n. U Marot, an »mmencement de sa 15* élégie :
Ton gentil cœur si haultement assis , Ton sens discret à merveille rassis , Ton noble port, etc....
Ne sçais tu pas que sans la loyauté Nulle vertu ne sçauroit apparoistre, Comme il n*est point de si grande beauté Qui sans clarté se peust faire cognoistre? Tu trompes une , est ce grand* nouveauté , Estant son Dieu , son idole et son maistre ; Une à qui lors ton langage eust fait croire Que du soleil la lumière estoit noire M
Puis que tu faus' à ce que tu promets, De toy meshuy quel espoir doibt Ion prendre? Que craindras tu S puis que meurtrier* tu es D*une qui t*ayme et ne se veut défendre ? Si moy qui t'ayme en ce torment tu mets, Tes ennemis qu'en peuvent ils attendre?
Au ciel n'a point de justice , je pense , Si ce forfait demeure sans vengence^
1. Idée énergique et toncbante ; mais le français n'est qu'an pâle reflet de l'italien. Tibnile avait dit quelque chose de semblable , I, iO, 35 :
lUis eriperes verbis mihi sidéra cœlo Lucere, et puras fluminis ire vias*
2. On disait alors également : je fau (fans) , lu faw^ il faut^ à l'indicatif présent du verbe faillir ; et je faUk, tu failUi, il faille ; v. Masset, Acheminemeni à la langue française, p. 27.