Imitation italienne : on sait que de tels concetti st
Les vens aux bords tantde vagues n'ameinentS Lorsque Thyver est le maistre de Teau, Comme de flots dans ton cœur se promeinent.
L'automneabbat moins de feuilles auxplainesS Moins en refait le plaisant renouveau S Que tu desfais et fais d'amours soudaines.
0 quelle amour mon amour eust conquise » 0 que de foy ma foy eust peu gaigner ,
trouvaient mêlés, dans les modèles que suivait alors l'esprit français, aux accents de la plus ardente passion.
1. Comparaison antique, comme celle qui va saine : Properce avait dit , EL, II, 4, 11 :
Non ita carpathiae variant aquilonibus unds. Nec dubio nubes vertitur a ira noto :
Cf. ibid,, 28, 8. Bon. des Perriers (conte nouveaa à la
royne de Navarre ), parle aussi d'une fille pl%u variable,
Plus inconstante et trop moins arrestfee
Que n'est la plume au vent mise et jectee ,
Ou l'eau qui court par les prez verdoyans.
2. Quam multa in silvis autnmni frigore primo Lapsa cadunt folia....
jEn,, YI, 309 ; et déjà Virgile avait emprunté cette comparaison à Homère : v. Heyne , au vers cité. En oatre Properce, II, 9 , 33 :
Non sic incerto mutantur (lamine sjrtes, Nec folia hiberno tam tremefacta noto.
3. (Renovare). Ce mot si expressif pour désigner leprtntemps, cette Ame des arbrisseaux, comme l'a dit Ronsard CEleg.), est fort employé au xvi' siècle : le même poëte souhaite , dans ses Amours à Âstree :
.... Que ses beaux ans, en despit de vieillesse, Ainsi qu'un renouveau soient tousjours en jeunesse. Ailleurs il s'adresse à Valouelte ; il voudrait L'oyant chanter au renouveau , Comme elle devenir oiseau.
S*aiUeurs qu*en toy ma fortune l*eust misel
Si un cœur ferme et constant se peut rendre. Mon coeur Teust peu à tous cœurs enseigner, Forsqu'autienseul, qu'il vouloit seul apprendre* .
Or voy je à clair, desloyale, tes ruses : Non que devant tu n'en ayes usé ; Mais lors pour toy je faisois tes excuses.
Excuse toy ores , s'il se peut faire.
Mais tu sçais bien , toy qui m'as abusé , Quand je la voy que ta faute est trop claire.
Tu fais grand cas de ta race, o légère , Tu mens : ce fut la mer qui te conceut*, Et quelque vent de l'hy ver fiit ton père.
L'eau et le vent, voylà ton parentage ; Puis en naissant celle qui te receut, A mon advis, c'est la lune volage ^
Songer ne puis qui t'auroit allaictee; Mais enseignée et faite de la main