Instruire , former à la constaDce
2. Quod mare conceptum spumantibus exspuit undîs; Catulle, EpithaL Pelei el Thelidos, v. 155. On retrouve aussi dans ce passage le mouvement d'une imprécation de Virgile, JE»., liv. IV , v. 365 :
Née tibi diva parens, generis nec Dardaous auctor. Perfide.... etc.
Remarquons d'aillenrs que dans le poêle français la mer, ainsi que le vent, est l'emblème de l'inconstance.
3. Dans les mots lunet et lunatique, dont le second seul nous est resté , subsiste la trace des anciennes superstitions qui liaient, par un rapport mystérieux, les mouvements déréglés de l'esprit au cours et aux influences de la lune : de là autrefois lunage , humeur fantasque , caprice insensé.
Tu fus , pour vray , du muable Protee *.
Encor la mer maintesfois estbonnasse; Le vent parfois est paisible et serein : Mais de changer tu ne fàs oneques lasse.
Enoor Protee, après mainte desfaite, Lier se laisse ; et qui te liera ^, Puis que le neud de ma foy ne f arreste?
Tout à la fois le ciel, comme je p^oise , Ferme en un lieu son tour arrestera , £t ton cœur faulx prendra quelque asseuraace*.
Las, que de toy pauvrement je me venge! Je te reprens de ta légèreté, Et tu en fais , perverse, ta louange.
Aussi je sens que lorsque je m'essaye De dire mal de ta dei^oyauté, G*est lors, helas, que je touche ma playel
0 moy chestif S si ma force est si vakie Qu*il faut que moy qui pour elle me deillsS Pour la punir, j'augmente encor ma peine I
Va traistre , va , je quite la vengence ; Je n'en veus plus : tout le bien que je veus, C'est que de toy je n'aye souvenance.
1. y. Homère, Odyss,, IV, y. 455, 463 ; Virgile, Ceorjf., IV, 406, 411; 441, 443; Hygin, Fab. 118.