Quid mihi profuerit velox cantalus Achilies
Quid pro me Atrides alter et alter agant ?
(Ovide, Amor., II, 1, 29.) (Venus) non patiturScythas Et versis anjmosum equis Parthum dicere, nec quae nihil attinent.
(Horace, 0(f., 1,19,10.)
4. Je chante : Du Bellay, dans un éloge consacré «à Pierre de Ronsard , n lui dit
Que les nymphes du Loir après luy vont sonnant; puis il ajoute, en adressant à celles-ci la parole :
Meinez sous tel sonneur vostre danse sacrée* y. encore p. 370 n. 4.
5. Idée gracieuse, que Bon. des Periers, dans des vers à Marguerite de Navarre , n'a pas exprimée avec moiai dt charme : Arrêtez-vous, dit-il, 6 mes petits vers ,
Et merciez amitié et la dame
Dont vous tenez, si n'estes ignorans ,
Tout ce qu'avez , le corps, l'esprit «t l'ame.
J*aUois seul remaschant* mes angoisses passées : Voyci (dieux, destx)urnez ce triste malencontre'I) Sur chemin d'un grand loup l'effroyable rencimtre , Qui vainqueur des brebis de leur cMen délaissées,
Tirassoit' d'un mouton les cuisses despecees. Le grand dueil du berger* : il rechigne* et me montre Ses dents rouges de sang, et puis me passe contre, Menassant' mon amour, je croy, et mes pensées.
De m' effrayer depuis ce présage ne cesse :
Mais j'en consulteray sans plus à^ ma maistresse.
One par moy n'en sera pressé le Delphien :
1. Terme fort énergique dans son acception figurée (comme remandere des latins) que nous avons malheureusement perdue.
2. Un de ces substantifs assez nombreux dont le genre a changé ; il est du féminin.
3. Fréquentatif^ aujourd'hui trivial ; il n'est pas donné par Nicot.
4. Rejet brusque , apposition dans le goût des Grecs et des Romains. On sait que Ronsard avait cru pouvoir transporter ces effets dans notre poésie , et, que par son exemple, il en avait popularisé remploi.
5. Rac. chien : c'est proprement faire la grimace d'un chien que l'on fâche et qui gronde; r«c/itn,de mauvaise humeur. Foulques d'Anjou avait été désigné par ce surnom, à cause de l'expression dure de sa physionomie irritée.
6. On écrivait plus généralement menaçant : rac. : minaciœ, mot employé par Plante, Miles glor,, II, 4, 21 ;
Non possunt mihi minaciis tuis hisce oculi fodiri.
Cf. id., True, V, 86 ; Rud., III, 3, 16.