Ainsi Ronsard, dans une chanson à Marie ^ l'accuse de
Celer sous ombre d'amitié
Une jeunette mauvaistié,
M. Sainte-Beuve (7a6/eau de lapoésie française au xvi*
siècle, t. II, p. 21) remarque à l'occasion de ces vers : «Il
est à regretter que ce substantif mauvaistié n'ait pas été
conservé dans la langue. Malice n'est pas son équivaleot.n
ombre de sa faveur, des despouilles d'autruy, ils ont eux mesmes enrichy les autres de leurs despouilles.
Les gens de bien mesmes, si quelquesfois il s'en trouve quelqu'un aymé du tyran , tant soient ils avant en sa grâce , tant reluise en eux la vertu et intégrité , qui voire * aux plus meschans donne quelque révérence de soy, quand on la voit de près, mais les gens de bien mesmes ne sçauroient durer, et faut qu'ils se sentent du mal commun, et qu'à leurs despens ils esprouvent la tyrannie. Un Seneque, unBurre, unTrazee^, ceste terne ^ de gens de bien, desquels mesmes les deux ^ leur mauvaise fortune les approcha d'un tyran et leur meit en main le maniement de ses affaires, tous deux estimez de luy et chéris , et encores l'un l'avoit nourry et avoit pour gage de son amitié la nourriture de son enfance 5 mais ces trois là sont suffisans lesmoings par leur cruelle mort, combien il y a peu de fiance en la faveur des mauvais maistres. Et à la vérité , quelle amitié peut on espérer en celny qui a bien le cœur si dur de haïr son royaume qui ne fait que luy obeïr, et lequel