De Néron
3. Vangelas^ après avoir observé qu'il est indifférent de faire amour masculin ou féminin ( si ce n'est toutefois lorsqu'on parle de l'amour de Dieu, amour divin), ajoute: tf II est vrai qu'ayant le choix libre, j'userois plutôt du féminin que du masculin, selon l'inclination de notre Ingue, qui se porte d'ordinaire au féminin plustôt qu'à l'autre genre, et selon l'eiemple de nos plus élégant Mr vains... mais depuis quelques années, à la cour, on introduit l'usage du masculin pour ce mot, quoique les feronei le fassent féminin. y> — aAmour^ au singuUer, remarquait peu aprèsMénage, n'est plus que masculin dans la prose.» Yoy. Vaugelas, édit. citée, t. ii, p. 434 et suiv.
4. Ou plus exactement tuée d'un coup de pied : voy. Suétone, Vie de Néron, c. 35; Tacite, AnnaL^ XVI» 6.
souvent faillie * luy osta la vie -, et n'y eut lors personne qui ne dist qu'elle avoit fort bien mérité caste punition , si c'eust esté par les mains de quelque autre que de celuy qui la luy avoit baillée. Qui fut oneques plus aysé k manier , plus simple, pour le dire mieux, plus vray niais^, que Claude l'empereur? Qui fut oneques plus coiffé de femme que luy de Messaline? Il la meit enfin entre les mains du bourreau^. La simplesse demeure tousjours aux tyrans, s'ils en ont, à ne sçavoir bien faire. Mais je ne sçay comment k la fin, pour user de cruauté, mesmes envers ceux qui leur sont près, si peu qu'ils aient d'esprit, cela mesme s'esveille. Assez commun est le beau mot de cestuy la , qui voyant la gorge descou- Terte de sa femme qu'il aymoit le plus, et sans laquelle il sembloit qu'il n'eust sceu vivre, il la caressa de ceste belle parole : u Ce beau col sera tantost couppé, si je le commande*. » Voyla
1. Après plusieurs tentatives qui avaient écboué... V. Soétone, ib., c. 34; Tacite, ib,, XII, 67; XIV, 6, 8.
1 C'est là un de ces mots empruntés, suivant l'exprèssionde Montaigne,£««.,III, 5, uau généreux terrein du jar* 90D de nos chasses; n et qui, comme l'observe H. Estienne, dans sa Precellence, p. 92, «loin de perdre leur grâce, eitans transférez d'un usage à un autre, semblent au contnire ravoir meilleure... Car on sçaura que niais se dit pioprement du faucon ou autre oiseau de proye qui est prini au nid et n'ayant encore volé : auquel est opposé hagard. »
3* Tacite, ib. , XI, 30, 31,38; cf. Suétone, Vie de CtetMie,e. 29, 37,39.